254 tE mécanicien
De tout ce qui a été dit, il résulte qu’un in-strument, ainsi ajusté sur la roue divisante,peut être mu dans tous les angles possibles parla vis et le cercle diviseur qui est sur son ar-bre ; et que cet angle peut être marqué sur lelimbe de l’instrument avec la plus grandeexactitude par le stile diviseur, qui ne semeut qu’en ligne directe , tendante au centre,et qui est de plus exempte des inconvénientsqui accompagnentla méthode de couper par lemoyen d’un coin droit. Cette manière de tirerles lignes empêche qu’aucune erreur ne pro-vienne de l’expansion ou de la contraction dumétal pendant l’opération de diviser.
La pièce portant les vis est fixée au sommetd’un pilierconique, qui tourne facilement au-tour de son axe, et se meut de plus librementvers le centre, ou du centre de la roue, ensortequ’elles peuvent être entièrement guidéespar la pièce qui les lie avec le centre, aumoyen de quoi on rend la roue excentrique audegré voulu, et l’arbre ne peut produire au-cune erreur dans la division; d’ailleurs , paruneinvention particulière ( que l’on décrira en-suite) , la vis, quand elle est pressée contre lesdents delà roue, se meut toujours parallèle-ment à elle-même; de sorte qu’une ligne , joi-gnant le centre de l’arbre et le stile diviseurétant continué, forme toujours des angleségaux avec la vis.