J_(0 LE MÉCAMCIEX
pour l’autre, il les met de côté pour les tireursde cuivre.
Une plaque adaptée à tirer l’acier peut êtreimpropre pour le 1er; car les longues piècesde ce dernier métal s’amincissent toujours versleur extrémité, parce que le fil tiré à traversla plaque s’échauffant insensiblement, les par-ties adhérentes se renflent, et conséquemmentréduisent et pressent le fil à la fin plus qu’aucommencement du tirage. Les plaques pour lecuivre sont souvent trop molles pour le fer, etvice versâ.
Les plus petites plaques employées parMM. Mouchel ont au moins deux centimètresd’épaisseur, ensorle que les trous peuventêtre suffisamment profonds; car lorsqu’ils neJe sont pas autant ils saisissent le fil trop brus-quement, et le gâtent.
Cet inconvénient se faitsur-tout sentir dans lesmanufacturesoùi’on sesert trop longtemps desmêmes plaques, qui deviennent excessivementminces à force d’être réparées. Une des gran-des plaques de MM. Mouchel réduit 1,400kilogrammes de la plus grosse espèce de filau n°. 6, qui est la grosseur des aiguilles à tri-coter; 4°o kilogrammes de ce numéro sontensuite réduits dans une petite plaque simpleau n° ai, qui est la grosseur des fils à carder,et pour finir ceux-ci on les passe douze foisde suite.