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«On se sert pour cette opération d’un four-neau circulaire, creusé en forme de bassin,et garni intérieurement de cendres fortementpressées. Ce fourneau, appelé coupelle, a deuxouvertures : l’une pour la tuyère du soufflet parlaquelle l’air est forcé d’entrer pendant l'opé-ration, l’autre pour faire couler la litharge. LesFrançais couvrent les cendres avec un lit defoin, et arrangent les morceaux de plom b sy-métriquement sur ce lit. Quand le métal en-tre en fusion par la réverbération de la flamme,les soufflets agissent sur la surface', et bientôty forment unecroûted’oxide jaunede plomb ,ou litharge; le vent des soufflets pousse cettecroûte du côté de la coupelle qui leur est op-posé , et elle s’écoule par une rigole ; une autrecouche de litharge se forme ; elle coule de lamôme manière, et l’opération continue ainsi,jusqu’à ce que presque tout le plomb soitconverti en litharge et rejeté en dehors. Lacomplète séparation du plomb est indiquéepar un éclat très vif que présente la surfaceconvexe de la masse métallique restée dansl’intérieur de la coupelle. Les Français intro-