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Tome second.
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ANS t AÏS.

rer le blanchiment des chiffons, pendant leurtransformation en papier, comme il opérait ce-lui du linge.

Au moment où les chiffons se trouvent ré-duits en bouillie, du chlorate de chaux est jetédans les auges qui les contient ; par son ac-tion chimique, il blanchit toute la masse,et per-met ainsi d’obtenir la première qualité de pa-pier avec des chiffons de qualité secondaire.Toutefois il faut avouer que, comme danstous ces procédésdeblanchîmcnt, la substancedu papier est plus ou moins détériorée par lechlore, le papier blanchi par cet agent n’estpas aussi fort que celui qu’on fabriquait an-ciennement, ce qu’on peut apercevoir en exa-minant certains papiers épais et d’un beaublanc, qui sont fréquemment offerts au publicà des prix d’une modicité étonnante, et quisont manufacturés avec des chiffons de qualitétrès inférieure. Il est donc évident que le chlo-rate de chaux, quand on en use trop abondam-ment, détruit la fibre; mais employé dans unejuste proportion, il produit un papier d’unbeau blanc et d’une force suffisante.

Le moulin à papier se compose d’une roueà eau ou d’un autre moteur, donnant le mou-vement à une combinaison de roues dentéeset autres roues arrangées de manière à ce quel’axe de la machine à laver et celui de la ma-chine à presser, que nous décriions ci-après,