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Pont de Boisseron, sir la Venouvre. (PI. III, fig. 47).
Cet ouvrage est généralement attribué aux Romains. Il est composé de cinqarches; deux d’entre elles ont 6 m ,2 d’ouverture, deux autres 9 m ,4, et une S m ,8.Sa largeur, moins considérable encore que celle du précédent, est seulement de3 m ,9. Tous les deux sont assez bien conservés.
Pont du Gard , sur le Gardon d’Alais. (PI. XI, fig. 182).
Cet ouvrage, bâti, comme les arènes et la Maison-carrée de Mmes, parAuguste et scs successeurs, est un des plus beaux monuments qui nous soientrestés des Romains. Il faisait partie d’un aquéduc qui conduisait à Nîmes leseaux de la fontaine d’Uzès , et dont la longueur totale surpassait trois myria-mètres. Il offre trois rangs d’arcades : le premier rang en contient six, et lesecond dix; le troisième, sur lequel Faquéduc était soutenu, et dont il ne resteplus que trente-sept arches, en contenait un plus grand nombre. Les arches desdeux rangs inférieurs ont environ 20"' d’ouverture ; celle des arches du rangsupérieur est de o m ,5 : toutes sont en plein cintre. La hauteur totale de l’édificeest de 48 m , à partir du niveau des basses eaux du torrent.
Le reste de l’aquéduc se prolongeait sous terre , depuis les sources d’Uzès jusqu’à Mmes.
Le pont du Gard est construit, comme plusieurs autres édifices Romains,avec des pierres de taille posées à sec ; mais , quelque bien conservé qu’il soit,il n’est plus susceptible de remplir son ancienne destination. On a proposé dansces derniers temps de le rétablir, et d'y faire passer des eaux qui devaient ali-menter un canal d’arrosage.
Les états de Languedoc ont fait adosser au premier rang d’arcades un pontqui a été construit en 1740, par I’ilot, et qui sert actuellement de passage à lagrande route. Cet ouvrage offrit d’assez grandes difficultés, tant dans la fonda-tion que dans la construction de l’arche du milieu, pour laquelle, à raison de laprofondeur du torrent, il fallut employer des cintres retroussés, dont l’usagen’était point alors aussi familier qu’il l’est actuellement. Pitot parvint à sur-monter ces obstacles , et, le rocher sur lequel devait s’appuyer une des pilesn’étant point assez large, il la fit porter en partie par enrochement.