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Tome premier.
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Aqueduc de Metz, sur la Moselle . (PL XI, fig. 184).

L’aquéduc antique de Metz traversait la Moselle , et se trouvait porté sur ungrand nombre d’arcades : il en existe encore, sur la rivière même, plusieurs quisont entières. Elles ont à cet endroit plus de 2a m de hauteur. Leur ouverture estde 6 m ,5, et l’épaisseur des piles est de 5 m ,2.

Pont d’Avignon, sur le Rhône . (PL VII, fig. I l7).

On a vu que cet ouvrage était le second pont bâti en France , depuis la chutede l’empire Romain, et que sa construction était due à l’association connue sousle nom de Frères du Pont. Elle eut lieu, dit-on, à l’occasion d’un miracle opérépar Saint Benezet. Elle fut commencée en 1177, et ne fut entièrement terminéequ’en 1187, quoique l’on y perçût déjà un péage en 1185.

Le Rhône se partage et forme une île devant la ville d’Avignon . Il paraitque l’on construisit d’abord sur les deux bras deux parties séparées, aux-quelles on donna une direction à peu près perpendiculaire à celle des cou-rants du fleuve. L’une avait cinq arches, et l’autre en avait huit. On les réunitensuite par le moyen de huit nouvelles arcades élevées sur l’ile qui les séparait,et qu’il fallut diriger suivant une ligne courbe, afin de les raccorder de chaquecôté avec les parties déjà existantes ; celles-ci présentent elles-mêmes beaucoupde sinuosités, quoique rien ne s’opposât à ce qu’elles fussent disposées en lignedroite : le pont se trouvait alors composé de vingt et une arches d’environ 33 md’ouverture, et sa longueur totale était près de 900 m .

En 1583, Boniface IX, qui résidait à Avignon , en fit démolir, pour sa sûreté,quelques arches. En 1410, les habitants de la ville, dans la vue de se délivrerde la garnison Catalane que Benoît XIII y entretenait, firent sauter, par lemoyen d’une mine, la tour qui défandait la tête du pont. La négligence à réparerune arche tombée entraîna, en 1602 , la chute de trois autres; et en 1670, leRhône ayant gelé très fortement, la débâcle des glaces en fit encore tomber quel-ques-unes.

Il ne subsiste plus maintenant que quatre arches entières : elles sont situéesdu côté d’Avignon . Le pont se terminait de chaque côté par deux tours bâtiesà ses extrémités. On voit encore , du côté de Villeneuve , une rampe trèsrapide qui servait à y monter , et dont la pente est de plus de 0 m ,53 parmètre. Du côté d’Avignon , le pont se trouve élevé à G m ,o au-dessus du terrainnaturel, et l’on ne voit aucun vestige de la rampe. Sa largeur n’est pas de