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agit dans les autres. Elles ne tendent pas ordinairement à renverser les culées,mais à les faire glisser horizontalement. Nous indiquerons par la suite les moyensque nous croyons les plus convenables pour résister à eette poussée, sans fairedes dépenses trop considérables.
On verra aussi dans la suite que la résistance opposée par les naissances desarches au courant, lorsqu’elles y sont plongées, est une des principales causesdes affouillements qui se forment au pied des piles. Les ponts en arc de cercleont donc, sous ce rapport, un grand avantage sur les autres, lorsque les nais-sances des voûtes ne sont pas atteintes par les eaux du fleuve.
Il n’est pas possible de donner des règles générales pour le choix à faire entreces différentes espèces d’arehes. On se décidera dans chaque cas particulierd’après les circonstances locales qui pourront se présenter. La grandeur du dé-bouché qu’il faut donner à la rivière, les hauteurs relatives des plus grandes etdes plus basse eaux, la hauteur à laquelle on peut placer la surface du pavé dupont, l’obligation où l’on est quelquefois de laisser la liberté de détruire unearche, et par conséquent de faire faire aux piles la fonction de culées, sont lesprincipales circonstances d’après lesquelles on peut prendre un parti sur cetobjet. Il faudra aussi faire entrer en considération la nature des matériaux quel'on aura à sa disposition, et le degré de résistance qu’ils pourront offrir: nousreviendrons par la suite sur cette matière.
Aux trois espèces d’arches dont nous venons de parler, et qui sont les seulesqui soient actuellement en usage en France , il faut joindre les formes employéesparles Arabes , dont on a vu précédemment quelques exemples, et surtout laforme gothique, composée de deux arcs de cercle, et connue sous le nom d’ogive.Cette dernière aurait l’inconvénient de diminuer considérablement le débouché,mais on remédie aisément à ce défaut, en pratiquant des ouvertures dans lestympans, ainsi qu’on l’a fait à l’un des ponts de Pavie (PI. I, fig. 24). On peutrencontrer des cas où celle forme ait ses avantages. Le goût d’ailleurs n’en doitproscrire aucune, parce qu’elles ont toutes leur mérite, quand elles sont em-ployées convenablement
§ IV. DE LA GRANDEUR DES ARCHES.
Quoique la grandeur des arches dépende ordinairement de circonstances parti-culières au lieu où le pont doit être élevé, on va essayer de présenter quelquesnotions qui puissent guider relativement à cet objet.