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Un des meilleurs moyens qu’on ait proposé pour remédier aux inconvénientsqui résultent des glaces que les rivières entraînent, est celui quePcrronet avaitadopté pour le pont projeté sur la Neva, à Saint-Pétersbourg . Il consiste à in-cliner en avant l’arête saillante de l’avant-bec : au moyen de cette disposition lesglaçons qui viennent frapper la pile tendent à remonter un peu le long de cettearête ; alors leur poids agit de chaque côté pour les faire rompre, et chaquepartie est facilement entraînée par le courant.
La forme des arrière-becs n’est pas aussi importante que celle des avant-becs,et il y a même un grand nombre d’anciens ponts où ils se trouvent entièrementsupprimés. Dans ce dernier cas, l’espace qu'ils auraient occupé est remplacé parune eau stagnante ou tournoyante, et c’est ce qu’il est convenable de prévenir.Il est donc plus avantageux de construire des arrière-bccs , auxquels on pourradonner la même forme qu’aux avant-becs. Lorsqu’une rivière a été resserrée pat-un obstacle, tel qu’une pile, dont l’effet est de diminuer la largeur de son lit, lesdeux courants qui se sont formés le long de scs faces se rejoignent en aval, aprèsavoir décrit une espèce de triangle curviligne. Ils se rencontrent donc après avoirprolongé de chaque côté les faces de l’arrière-bec, et il résulte souvent de cettecirconstance des affouillcmcnts qui ne sont guères moins fréquents à l’aval qu'àl'amont des ponts. Cela doit engager les constructeurs, non seulement à ne jamaissupprimer les arrière-becs, mais peut-être même à les allonger davantage qu’onn’est dans l’usage de le faire.
Lorsque les eaux s’élèvent beaucoup au-dessus des naissances des arches, laforme de Favant-bcc influe peu sur la nature de la contraction, qui alors dépendprincipalement de la forme de l’arche, et de la manière dont l’intrados de la voûteest raccordé avec les faces de l’avanl-bcc. Une des meilleurs manières de dimi-nuer la contraction dans ce cas, est de pratiquer des cornes de vaches, comme aupont de Neuilly ; on peut aussi, pour satisfaire à la même condition, terminerles deux faces de l’avant-bcc par une surface courbe qui se raccorderait aveccelle de la voûte. On en trouve des exemples au pont de Gignac et au pont deNavilly, sur le Doubs. C’est dans la même vue que nous avions projeté , pour unpont à bâtir à Auxonne , des avant et arrière-becs auxquels on avait donné uneforme approchant de celle des extrémités d’un navire.
Les avant-bccs, destinés à diviser les eaux et à briser les glaces, doivent s'é-lever jusqu’au niveau des plus grandes crues. ou au moins à la hauteur où sefont les débâcles. On observera cependant que, dans les arches en anse de panieret en plein cintre, les avant-bccs diminuent peu la contraction lorsque les eaux
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