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couper cet angle, soit par une ligne droite, soit par une ligne courbe. On envoit un exemple en A (fig. 21 et 22) : l’angle formé par la portion de mur dequai AB et par la tête du pont est arrondi, et la saillie qui en résulte est portéepar une trompe.
Si la largeur du quai et la largeur du pont étaient peu considérables, et sile passage était très fréquenté, on ne pourrait pas se contenter d’arrondir ainsiles angles qu’ils forment à leur rencontre. Il faudrait faciliter davantage les abordsen adoptant une disposition semblable à celle qui a été employée au pont desTuileries de Paris (fig. 19 et 20), où l’on a formé, par le moyen d’une grandetrompe ABC, un pan coupé qui se rattache aux têtes du pont vers le milieu de lapremière arche. On a jugé nécessaire de pratiquer au Pont-au-Change, situédans la même ville, un pan coupé qui s’étend encore plus loin, mais qui estsoutenu d'une manière différente; il vient joindre les tètes du pont au-delà de lapremière arche, sur le prolongement de laquelle il est porté.
Les figures 21 et 22 de la planche XV représentent les abords du pont deIVeuilly, qui ont été disposés avec beaucoup de luxe. La portion de mur de quaiAB est destinée à raccorder la largeur du pont avec celle de la route, et le muren retour BC se trouve dans l’alignement du rang d’arbres qui sépare cette roulede la contre-allée dont elle est accompagnée. L’intervalle des deux socles C et 1)correspond à la largeur de cette contre-allée, et le mur de quai CD est prolongésur une grande longueur, et soutient les terres du chemin GG qui descend surles berges delà rivière. Afin de ne pas obliger les chevaux de lialage à monteret descendre par les chemins GG, on a pratiqué derrière la culée une voûte etun chemin EE qui leur sont uniquement destinés, et l’on a revêtu de perrés lesterres dont ce chemin est formé.
Indépendamment de la magnificence de cette disposition, elle est la plus con-venable de toutes celles qu’on peut adopter pour le halage, quand les arches sonten plein cintre ou en anse de panier. Mais lorsque la forme de ces arches est unarc de cercle, il est possible d’éviter toute interruption dans le halage en faisantpasser le chemin sous la première arche qui sert alors à la navigation. Ce chemin,auquel on donne de 4 à 6 ra de largeur, est soutenu et garanti par un mur placéau-devant de la culée : et la voûte de l’arche étant fort surbaissée, il reste encoreassez d’espace au-dessous de cette voûte pour qu’on puisse passer sur le cheminde halage, quoiqu’on ait soin de l’élever au-dessus des plus hautes eaux de lanavigation. On a vu des exemples de cette disposition dans le livre premier,aux ponts de Pont-Sainte-Maxcnce et de la Concorde à Paris .