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Tome premier.
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On peut remarquer qu’un mur de revêtement aura d’aÀUmt plus de stabilitérelativement à sa niasse que sa base sera plus grande, et que la distance horizon-tale de son centre de gravité à l’arête autour de laquelle il tournerait sera plusconsidérable. Il résulte de là que la forme triangulaire est la plus convenablepour le profil de cette espèce de murs. Cette forme ne peut être entièrementadoptée dans la pratique, parce que, pour résister aux causes de destructionauxquelles il est exposé, il faut que le sommet du mur ait une certaine épais-seur , qui dépend de la nature des matériaux avec lesquels il est construit ; maison voit qu’il est convenable de donner aux faces du mur, et surtout à la faceextérieure, le plus grand talus possible.

Les dimensions qu’on pourra calculer par le moyen des formules précédentes ,où l’on a fait abstraction de la cohésion des terres, peuvent être suivies avecconfiance dans la pratique , surtout si on exécute les remblais derrière les mursà mesure qu'on les élève, afin de donner aux terres le temps de tasser et d’ad-hérer entre elles. Mais ces formules supposent que la base sur laquelle le murest élevé est incompressible ; et comme le défaut de soin et de précaution dansla fondation est une des causes le plus fréquentes de la destruction des murs derevêtement des terres, et que la moindre inégalité dans le tassement peut fairesortir le mur de son aplomb, on est presque toujours obligé d’ajouter quelquechose à l’épaisseur indiquée par les formules, et d’avoir égard à la nature de lafondation et à son degré de compressibilité, pour fixer la largeur de l’empâtementsur lequel le mur est établi (1).

Nous avons supposé jusqu’ici que la forme de la base du mur de revêtementétait un rectangle d’une longueur indéterminée, et que son épaisseur était partoutla même. On ajoute beaucoup à la solidité de ces murs en construisant descontre-forts de distance en distance.

On pourrait évaluer, en faisant usage des principes dont on s’est servijusqu’ici, l’effet qu’ils produisent et ce qu’fis peuvent ajouter à la stabilité du

intérieur, l’action qui tend à repousser ce mur s’exerce suivant une direction inclinée. Cettecirconstance a engagé à reprendre la meme théorie à la suite de ce chapitre, en même tempsque l’on y présentait quelques notions relatives à l’équilibre des masses de terre ou de sable.

(I) Les considérations qui ont été présentées à la fin de la note qui fait suite au chapitre IV ,relativement à la nécessité de donner de la saillie à la fondation des massifs soumis à des actionslatérales, lorsque cette fondation est supportée par un terrain compressible, et à la manièredont cette saillie doit être déterminée, trouvent ici leur application.