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Tome premier.
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n'a remarqué aucune disjonction dans ce mur qui a partout conservé son aplomb,et dans lequel, jusqu’à présent, il ne s’est manifesté aucune dégradation.

NOTE

Sur les conditions de l’équilibre d’une masse de ternes coupée latéralement.

Nous nous représentons une masse de terres comme un assemblage homogène de particulesqui adhèrent faiblement les unes aux autres, et qui peuvent, dans certains cas, être disjointespar la seule action de la gravité. La nature de la résistance que ces parties opposent à leur sé-paration dépend des propriétés que l’on a désignées sous les noms de cohésion et de frottement.Supposant que la disjonction tend à s’opérer suivant une surface plane, et que l’une des portiens du massif doit glisser sur l’autre parallèlement .à cette surface, on regarde la résistancequi s'oppose à ce mouvement comme étant composée de deux parties : l’une, proportionnelleà l’étendue de la surface de rupture, est la cohésion ; l’autre proportionnelle à la pression quiest exercée, de la part d’une des parties contre l’autre, perpendiculairement à cette surface,est le frottement. Le degré de consistance du massif est défini quand la valeur de la cohésion,rapportée à l’unité superficielle, est donnée en unités de poids, et quand on a donné ennombres le rapport du frottement à la pression.

On peut se représenter le mur de revêtement comme un massif de la même nature, maisdont la pesanteur spécifique et la force de cohésion sont plus grandes, et c’est ainsi que l’on aconsidéré la résistance des murs dans ce qui a été dit à la suite du chapitre IV. La masse desterres agissant sur le mur de revêtement forme un système composé. Avant de soumettre cetteaction au calcul, il convient de considérer la masse des terres seule, et en supposant que l’oncoupe latéralement cette masse suivant un plan vertical ou incliné, de rechercher les condi-tions de son équilibre.

Nous supposons donc qu’un massif de terres, dont la surface supérieure est un plan horizon-tal BC (fig. 2G, PI. XII), est coupé latéralement suivant un plan peu incliné AB formant avecla verticale un angle ;, et nous désignerons par h la hauteur AD du déblai. Nous représente-rons, comme dans le texte, par * le poids de l’unité de volume de la matière du massif ; par rla valeur de la résistance provenant de la force de cohésion, rapportée à l'unité superficielle ;et par f le rapport du frottement à la pression. Il s’agit de rechercher quelle est la moindrevaleur qu’il soit possible d’assigner à l'angle «, ou quelle est la plus petite inclinaison qu’il soitpossible de donner au talus suivant lequel le massif est coupé pour que l’équilibre subsiste ,c’est-à-dire pour qu’aucune partie du massif ne cède à l’action de la pesanteur.

Pour y parvenir nous concevrons que du pied du talus A on ait mené un autre plan inclinéAT, formant avec la verticale un angle 6 plus grand que l’inclinaison - qui a été donnée autalus. Ce plan séparera dans la masse de terre un prisme ABT , et l’équilibre subsistera si ceprisme n’a aucune tendance à glisser en bas le long de AT , quelle que soit la valeur attri-buée à l’angle ê. Tout se réduit donc à déterminer la valeur qu’il fout donner à l'angle s, pour'