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droite qui se meut dans un plan normal à la surface cylindrique de la voûte , entouchant sans cesse l’arc des têtes et une ligne donnée sur cette surface.
La courbe des tètes peut être parallèle à celle de la voûte, et la surface dela voussure est alors une surface conique; cette dernière disposition est sur-tout adoptée quand on élargit un ancien pont, en faisant porter les prolon-gements des voûtes sur des avant-becs à base triangulaire. L’élargissement desponts , pratiqué de cette manière, est une des principales occasions où l’on em-ploie les cornes de vache, et il y a beaucoup de cas où il est plus sûr et plus éco-nomique, pour donner au public un passage commode, de profiter ainsi desfondations et du noyau d’un vieux pont, que d’en construire un nouveau dansun autre emplacement.
Dans les ponts dont les arches sont décrites par une anse de panier, et surtoutpar un plein cintre, la largeur du débouché diminue à mesure que l’eau s’élève,et le fluide subit une contraction d’autant plus forte que l’élévation est plus con-sidérable, tandis qu’il serait à désirer que le contraire pût arriver. On a cherchéà remédier à ce défaut en ouvrant au-dessus des piles les passages qu’on nommeœils de pont.
Les œils de pont ont encore d’autres avantages; ils diminuent le poids dontles basses des piles sont chargées, quelquefois même celui qui est supporté parles voûtes, et il y a des cas où cet objet devient très important. On leur a donnédifférentes formes, ainsi qu’on a pu le voir dans le livre premier. La plususitée chez les anciens était celle d’une porte surmontée d’une voûte en pleincintre : c’est aussi celle qu’on a adoptée au pont du Saint-Esprit (PL XVI, fig. 4).
DES MOYENS DE GARANTIR LES VOUTES DES FILTRATIONS DES EAUX
PLUVIALES.
Quelle que soit la disposition de l’appareil des têtes, les voussoirs, dans lecorps de la voûte, ont tous des longueurs à peu près égales. Les reins sont remplisen maçonnerie de moellons ou de briques, et il est convenable d’incliner en sensopposé la surface supérieure de cette maçonnerie depuis le milieu de chaquevoûte d’une part, et depuis le milieu de chaque pile de l’autre. La rencontredes deux plans inclinés forme une sorte de gouttière où les eaux qui ont pénétré