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Tome premier.
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an travers du pavé se rassemblent, et aux extrémités de laquelle on place desgargouilles , c’est-à-dire des ouvertures pratiquées au travers d’un voussoir,par lesquelles les eaux s’échappent sans endommager la maçonnerie. La surfacede l’extrados de la voûte est couverte d’une chappe qui doit être disposée de ma-nière à ce que les eaux se rendent de toutes parts aux gargouilles, en coulantà travers de gros gravier ou de la pierre cassée, sur laquelle on établit la chaus-sée qui forme le passage des voitures. Les ponts sont presque toujours pavés ,et, quand le pavé a de la pente, les précautions qu’on vient d’indiquer suffisent,parce que la plus grande partie des eaux pluviales s’écoulent par les ruisseaux.Mais quand la surface des ponts est horizontale, on est encore obligé de pratiquer,d’espace en espace, d’autres gargouilles, dont l’entrée est au niveau du pavé,et qu’on place ordinairement contre les trottoirs (PL XVII, fig. 12). On disposeles ruisseaux, auxquelles on ne peut donner alors qu’une faible pente dirigéealternativement d’un côté et de l’autre, de manière à amener les eaux aux gar-gouilles. Mais l’entrée de ces gargouilles est facilement obstruée, et l’écoulementne se fait jamais bien.

DES PARAPETS ET DES TROTTOIRS.

Les ponts et les murs de quai sont toujours couronnés par des parapets ; leurhauteur au-dessus du pavé est d’environ un mètre, et leur épaisseur de 50 à80centimètres. Ils sont ordinairement construits en pierre de taille. Les parapetsdes ponts de Londres ont beaucoup plus de hauteur que nous n’avons coutumede leur en donner; celte hauteur va jusqu’à 2 mètres environ. Ils sont faits avecdes balustres qui laissent un libre passage à la vue. On a également employé desbalustres aux parapets du pont de la Concorde, à Paris , mais ils sont moinsélevés. On a quelquefois substitué aux parapets de pierre des balustrades en fer.

L’assise supérieure des parapets construits en pierre de taille est ordinairementarrondie parle dessus, en forme de bahut. Onia compose, autant qu’il est pos-sible , de longues pierres, et quelquefois on assemble ces pierres aux extrémitéspar des parties saillantes et rentrantes qui s’adaptent les unes dans les autres.

Dans les villes un peu considérables, le milieu du pont seulement sert au pas-sage des voitures, et on construit de chaque côté des trottoirs réservés pour lesgens de pied, et auxquels on donne plus ou moins de largeur, suivant que lepassage doit être plus ou moins fréquenté. Cette largeur ne peut guère être au-dessous de 1,5 mètre. Le niveau des trottoirs est toujours un peu élevé au-des-sus du niveau de la chaussée; et dans les ponts où cette chaussée a beaucoup de