a ABUiGÏ d’astrosomuî, liv. I.
3. Après ce premier cercle il s'en présente un autre quiéstpresque aussi remarquable , c’est l’équateur. Mais pour encomprendre la nécessité il faut considérer le mouvement génraldes astres pendant l’espace d’une nuit ou de plusieurs : onremarqueraxuentôt que chaque étoile décrit un cercle dans l’espaced’environ vingt-quatre heures ; les unes décrivent de grmdscercles, les autres en décrivent de plus petits ; et l’on voit busces cercles décrits par différentes étoiles diminuer de plus en pins,aller enfin se perdre et se confondre en un point élevé ch larondeur du ciel, que nous appelons le pôle ( 1 ) du monde ; cduique nous vovons est le pôle du nord, le pôle boréal,septentrioial,ou arctique. ( 2 )
4 . Ainsi, pour se former une idée de l’astronomie, il ’autd’abord apprendre à connoître le pôle du monde, c’est-à-lirel’endroit clu ciel étoilé vers lequel il se trouve placé. On remaïquedans le ciel une étoile qui en est fort proche, et qu’on nonmel’ÉTOiiE polaire. Cette étoile, étant fort près de ce pôle fixeautour duquel les autres étoiles tournent chaque jour, p.roitsensiblement dans la même place, à quelle heure et dans quellesaison de l’année qu’on la regarde : mais elle est la seule lansce cas-là ; toutes les autres étoiles décrivent des cercles autourde l’étoile polaire , ou plutôt autour du pôle , qui est commele centre du mouvement ou le moyeu de la roue. If ou»ferons voir dans le cours de cet ouvrage (article 584) fi 114 ce»
’ mouvemens , qui sont de pures apparences , proviennent dumouvement de la terre : mais nous devons nous en tenir d'aLord,comme les anciens astronomes, à remarquer les phénomène!»«ans remonter à leur cause ; notre marche en sera plus naturelleet plus facile.
5. L’Étoile polaire pourroit se reconnoître sans autre indi-cation : l’observateur seul et isolé qui 11 ’auroit jamais observéle ciel, et qui auroit seulement la patience d'examiner pendantune partie de la nuit les différentes étoiles, en remarquant leurhauteur et leur position par rapport à des clochers, à des mon-tagnes, ou à d’autres objets remarquables, s’appercevroit bientôtqu’il y a une assez belle étoile qui conserve à très peu près pen-dant toute la nuit une même situation , et il reconnoîtroit par-làcelle qu’on a dû nommer étoile polaire. Si cette marque nesuffisoit pas pour la reconnoître, l’observateur s’y prendroitde la maniéré suivante.
(0 flou», je tourne.
(a) A’pms, ointe.