fifi • AS n£ G B D ' A 6 T T O N O ni K , LIV. I.tivrmcnt plusieurs jours de suite à la mémo heure, on la vcfrade jour en jour plus près du soleil; en sorte qu’elle disparoitra àîa fin , et sera effacée parles rayons et la lumière du soleil, dontelle éfoit assez loin quelques jours auparavant. 11 sera aisé enmême tems de reconnoître que c’est le soleil qui s’est approchéde l’étoile, et que ce n'est pas l'étoile qui s’est approchée iju so-leil. En effet, voyant que toutes les étoiles se lèvent et se cou-chent tous les jours aux mêmes points de l’horizon, vis-à-vis desmêmes objets terrestres, qu’elles sont toujours aux mêmes dis-tances entre elles, tandis que le soleil change continuellementles points de son lever et de son coucher et sa distance aux étoi-les , il sera naturel de penser que si chaque étoile se leve tous lesjours environ 4 r plutôt que le jour précédent, cela vient de ceque le soleil se leve quatre minutes plus tard que les étoiles ; onne doutera pas que le soleil seul li ait changé de place par rap-port à l’étoile, et ne se soit rapproché d’elle. Cette observationpeut se faire en tout tems ; mais il faut prendre garde, à ne pasconfondre une étoile fixe avec une planete : nous apprendronsbientôt la manière de les distinguer ( 83 ).
61. Le premier phénomeue. que présente le mouvement pro-pre du soleil est donc celui-ci: le soleil se rapproche cle jour crijour des étoiles cpii sont plus orientales pue lui , c’.est-à-dire qu’ils'avance chaque jour vers l’orient: ainsi le mouvement propredu soleil se fait d’occident en orient; tous les jours il est d’envi-ron un degré, et an bout de 5 G 5 jours on revoit l’étoile vers lecouchant le même jour, à la même heure et ail même endroitoù elle paroissoit l’année précédente, c’ost-a-dire que le soleilest revenu se placer an môme point par rapport à l'étoile: il adonc fait une révolution; c’est ce que nous appelons le mou-vement annuel.
62. Pour combiner le mouvement annuel avec le mouvementdiurne du soleil imaginons un grand globe , ou, si l’on veut, unegrosse boule traversée au centre ou diamétralement par un axeou aissieu, qui soit soutenu à ses extrémités dans les points 1' etB (.//£'• 12), et qu’on fasse tourner ce globe ; on aura une idéedu mouvement diurne de la sphere. Si l’on place un insecte enS, à égale distance des deux pôles P et B , il sera obligé detourner avec le globe, et il décrira Y équateur ASQ; si l’on enplace un autre en B, plus près d’un des pôles que de l’autre, ildécrira un parallèle BC, dont la circonférence est plus petite.Mais tandis que ce globe tournedans un sens, l’insecte, que noussupposons en S, pourroit aussi marcher insensiblement dans le