108 ABRÉGÉ D* A S T R O N O M I E, LI V. II.
son mouvement le degré d’azimut ou le point de l’horizon
auquel le plan est dirigé, du moins à-peu-près.
332. Le limbe AD B du quarl-de-cercle est la piece essentielle ;il a deux pouces de large ; son épaisseur, qui est de quatre lignes,'est formée de deux lames , une de fer et l'autre de cuivre : il estimportant que le limbe de cuivre soit bien dressé et que toutesses parties soient dans un seul et même plan avec le point ducentre. Pour parvenir à cette opération difficile on se sertd’une réglé qu’on fait tourner autour d’un grand axe, et l’onvoit si, malgré son mouvement, l’extrémité de la réglé esttoujours également proche du limbe dans tous ses points.
333. Les divisions les plus ordinaires consistent en despoints très lins marqués de dix en dix minutes, mais que jon’ai pu indiquer que de degré en degré dans la figure. Le fil dumicromètre M suffit pour tenir lieu des minutes intermédiaires.Lorsqu’on n’a point de micromètre, on divise le limbe en minutes
f ar des transversales que l’on voit dans la figure 58 ; l’aro AB etarc CD étant chacun de dix minutes, et la ligne AC étantdivisée en dix parties égales, si l'on tire une transversale ADavec dix cercles concentriques dans l’intervalle AC, le filà-plomb AC marquera une minute, six minutes, etc. suivantqu’il tombera sur la première intersection a, ou sur lasixième f
354. En Angleterre les quarts-de-cercles mobiles ont unealidade ou luuette mobile , en sorte que le limbe du quart-de-cercle ne change point, et que la lunette seule tourneautour dn centre , comme dans un quart-de-cerde mural(c’est-à-dire fixé contre un mur), dont les astronomes fontaussi un usage fréquent. On se contehte alors d’employer uniil à-plomb , qui pend sur le dernier point de la division, oudn moins qui est parallèle au rayon vertical de qo° de hauteur.Mais dans ce cas-là 011 emploie un vernier, ou petite piece dedivision qui se place sur la lunette.
Cette division fut imaginée en 1 63 1 à l’imitation d’une autredivision donnée par Nonius en i54a. L’auteur fut Pierre Vernier,dont 011 donne le 110 m à cette partie de nos instrumens. Le vernierest une alidade ou piece de cuivre AB (fig . 3<?.) qui glisse sur lelimbe d'un quart-de-cercle, et dont les divisions en nombrespairs correspondent à un nombre impair de la division du limbe :si le vernier est divisé en 20 parties égales, il sera placé sous uneportion de 21 parties du quart-de-cercle-, il procurera le moyende diviser chacune de celles-ci en ao parties : en effet, si l’oa