i Système du Monde. 127
terne Je Copernic avec l’absurde complication du système doPtolémée , il faudroit rapporter l'hypothcse de la seconde iné-galité des pianotes selon Ptolémée , au moyen de l'épioycle portésur un excentrique: mais il vaut mieux passer à des choses plussatisfaisantes: il suffira de dire que chaque planète, étant enconjonction avec le lieu moyen du soleil , étoit supposée partirdu sommet ou de 1 apogée de son épicyt le; elle employoità parcourir cet épicycle tout le teins qui s’observe entre uneconjonction moyenne et ia suit ante , c'cst-à-dire le teinsd’une révolution synodique ( 455 , 558 , 1100), par exempleun an et i 5 jours pour saturne , tandis que chaque épicycleparcouroit l’orbite pendant la durée de la révolution pério-dique de la planète ( 85 , 454 )-
58 1. Copernic, qui préféroit les cercles concentriques auxexcentriques, so seivoit d’un premier épicycle pour la premièreinégalité; et en faisant tourner le centre d’un second épicyclesur la circonférence du premier, il auroitpu exprimer la secondeinégalité : mais on va voir avec quel succès il évita celle-cipar te mouvement de la terre.
Toutes les planètes déerivoient leurs épicyclcs , suivant lesanciens , précisément dans l’intervalle de tems qu’il leurfalloit pour revenir en conjonction avec le soleil; en sorte quela seconde inégalité paioissoit dépendre du soleil (879^; ainsielle dut inspirer 1 idée d examiner si un oeil placé dans le so-leil ne ponrrot pas voir les choses dans un ordre plus simple,et si le soleil ne seroit pas le véritable centre de tous ces mouve-ineris, qui avoient tant de rapport avec lui; on avoit eu re-cours à cet expédient pour sauver les inégalités de mercure et devenus (377); ilétoit naturel d’y recourir pour les autres planètes.
Système de C penne.
382. Ce Fut l’embarras nue trouva Copernic dans les hypo-thèses des anciens pour expliquer la seconde inégalité des pla-nètes ( Syq, 392, ) qui lui lit souhaiter de pouvoir les simpli-fier, ou en imaginer une qui fût moins absurde et moins com-pliquée. Il nous apprend dans la préface de son livre (de lie-volutionibus orbium , Norimbergœ , i 5 q 5 ) que clans cette in-tention il avoit commencé, vers l’an i 5 o?, par lire tout cequ’il avoit pu trouver là-dessus dans les anciens philosophes,pour savoir s’il n'y en avoit aucun qui eut attribué à la spherad'autres mouvemens que ceux dont 011 partait depuis si Iojqx-