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Abrégé D'Astronomie / Par Jérôme Lalande, ...
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Système de Tycho-Rrahè. 1 5.5

il avoit peine à concevoir ce déplacement de notre globe ;accoutumé avec le vulgaire à le considérer comme la base éter-nelle et le fondement immobile de toute stabilité ; il conservadonc tout ce qu’il put du système de Copernic, c'est-à-direle mouvement de toutes les planètes autour du soleil ; maisil fit tourner le soleil lui-méine, accompagné de toutes ces pla-nètes , autour de la terre.

3c)6. Tycho ne vouloit pas cependant qu’on crût qu’il n’a-voit fait que retourner le système de Copernic pour former lesien : voici à quelle occasion il dit l’avoir imaginé : il observasoigneusement, en i582,inars en opposition; il jugea qu’il étoitplus près de nous que le soleil ; et dès lors les hypothèses dePtolémèe ne pouvoient plus avoir lieu ( 1 ), car, suivant Ptolé-mée, mars devoit être plus loin que le soleil. D’un autre côté,Tycho crut remarquer que les cometes, observées en opposi-tion par rapport au soleil, n’étoient point affectées du mou-vement annuel de la terre (z), comme cela devoit arriver dansle système de Copernic; cela lui fit rejeter l’hypothese deCopernic ; et dès lors il ne resta plus d’autres moyens d’expli-quer la proximité de mars à la terre, si ce n’est par le sy -tème qu’il proposa.

« J’avois remarqué, dit-il ailleurs, que l’ancien système de« Ptolétnée n’étoit point naturel; la multitude des épicycles« dont il se sert pour expliquer les mouvemens des planètes« par rapport au soleil, leurs stations et leurs rétrogradations,« et une partie de leurs inégalités apparentes, est superflue;« ces hypothèses même pechent contre les principes de l’art« en supposant ces mouvemens égaux, non autour de leurt< centre propre et naturel, mais autour d’un point étranger,u c’est-à-dire, d’un autre cercle excentrique, qu’on appelle« 1 equant. Mais aussi je n’approuvois pas cette nouveauté in-<c troduite par le grand Copernic , à l’exemple d’Aristarque« de Samos, dont parle Archimède dans son livre de Arena>« numéro , adressé à Gélon, roi de Sicile , quoiqu’elle corrige« de la maniéré la plus savante tout ce qu’il y a d’inutile e.l« de défectueux dans le système de Ptolémée, et qu’elle ne« renferme rien qui soit contre les principes des mathéma-« tiques: cette lourde masse de la terre, si peu propre a*

( 0 Cette raison est imaginaire, car Tycbo n’avoit aucun moyen de s,assurade la distance de mats.

( a ) C etoi; une erreur ( toC ).

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