Système de Copernic. 147
4 ip. Avant que d’expliquer les autres changemens que
Ï roduit dans le ciel le mouvement de la terre il est essentiel deien comprendre la proposition suivante : Si l'ueilde l’observa -leur , transporté par le mouvement annuel de la terre, continuede Voir successivement un m< me astre sur des rayons parallèlesentre eux, l astre paraîtra n'avoir eu aucun mouvement. Jesuppose que l’observateur placé en O < fig. 43 1, voit un astrepar le ravon OS, et qu’étant arrivé en P il le voit par un autrerayon PM , parallèle au précédent, je dis que pendant tout leteins que l’œil a mis à aller de O en P, l'astre ne lui paroîtavoir eu aucun mouvement, c’est-à dire qu'il le voit dans lamême situation , dans la même région du ciel, et qu’il jugeral’astre immobile ou stationnaire. En effet, comme nous nepouvons juger de la situation d’un astre qu’en le comparant àquelque point du ciel, à quelque objet, à quelque astre, àquelque plan, ou à quelque ligne, soit OPll la ligne ou ladirection primitive que nous prenons pour terme de compa-raison ; l’angle S OH et l’angle M PR sont parfaitement égaux,puisque OS est parallèle à PM ; donc la distance apparente de Set de M par rapport au terme de comparaison O PR, seradans les deux cas de 90°. Cette distance étant la même, nousn’aurons aucun indice, aucune apparence de mouvement dansl’objet S ; nous ne pourrons donc faire autrement que de lejuger immobile.
En y réfléchissant bien on sentira qu’il est certain, commenous l’avons supposé, qu’on ne peut appercevoir le mouvementd'un objet que par comparaison à un autr e. Si j’étois seul dansl'univers avec un astre S , et que nous fussions transportésensemble d’un mouvement commun au travers des espacescélestes , il seroit impossible que je pusse reconnoitre ouappercevoir ce changement ; je n’en aurois aucun soupçon.
420. On demandera maintenant quel est 1 objet de compa-raison dont il faut se servir ; on demandera s’il y a un termefixe, tel que l,i ligne OR, auquel un astronome puisse comparerles astres pour juger s’ils ontquelque mouvement apparent : nousrépondrons qu’il y a plusieurs de ces termes fixes ; tels sontd’abord le plan de i’équateur ou celui de l’écliptique, etleurs intersections : comme ces plans sont fixes , ou que dumoins on connoit très bien leurs variations , on y rapporte lesvariations apparentes des étoiles et des planètes pour avoir laquantité et la mesure de ces variations.
4ai. Le point équinoxial, ou, si l’on Yeut, la ligne menée de
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