198 ABRÉGÉ b’aSTKOSOMIÏ, 1IV, IV.sembloit le soir sur les hauteurs; quand le croissant avoit étém , on célébroitla néoménie ouïe sacrilice du nouveau mois,quiétoit suivi de fêtes ou de repas. Les nouvelles lunes qui coueou-roierit avec le renouvellement des quatre saisons étoient lesplus solemnelles ; il semble qu’on y reconnoisse 1 origine de nos
3 uatre-teins, comme on voit celles de la plupart de nos fêtesans las cérémonies des anciens. On retrouve dans l’écritureet dans les histoires de tous les peuples du monde cette coutumede se réunir sur les hauts lieux on dans les déserts, d'observerla nouvelle lune, de célébrer la néoménie par des sacrifices oudes prières.
545. Il se passe à-peu-près 39 fours et demi d’une nouvellelune à l’autre; c’est une observation facile, et les premiers pas-teurs ne manquèrent pas de la faire; c est ce qu'on appelle moislunaire, lunaison, ou révolution synodique de la lune. Nousen verrons bientôt une détermination rigoureuse (558 ).
544- E 11 observant ainsi les phases de la lune, on dut remar-quer naturellement que les éclipses de soleil, qui paroissent aumoins tous les 2 ou 3 ans, arrivent entre le dernier croissantd’un cours de lune fini et la première phase d’une nouvellelune, c’est-à-dire entre le teins oit la lune le matin s’approchele plus du soleil, et celui où elle commence à s’en éloigner lesoir par le côté opposé: 011 apperroit alors sur le soleil uncorps rond et parfaitement noir; on le voit se glisser peu-à-peudevant le disque du soleil et en intercepter la lumière, dumoins en partie; quelquefois se placer dans le milieu de sondisque et y paroître environné d’une couronne de lumière ;d’autres fois enfin le couvrir en entier, et nous plonger dans lesténèbres, comme en 1734 . (art. 635.)
Les premiers observateurs comprirent bientôt que ce corpsobscur 11 e pouvoit être autre chose que celui de la lune, qu’onavoit vu les fours précédons s’avancer de plus en plus vers lesoleil, et qu on voyoit ensuite un ou deux fours après se placerde l’autre côté, ou à l’orient du soleil, et s’en éloigner avec lamême vitesse.
545. La lune, après avoir intercepté la lumière du soleil enplein four, paroissoit absolument noire et opaque: on comprit
f iar-là qu’elle ne brilloit qu’autant qu’elle était éclairée, et quee côté qu’elle tournoit vers nous dans le teins d’une éclipse desoled, ne pouvant recevoir aucune lumière du soleil, ne nousen rendoit aucune. C’est ainsi que les premiers observateursdurent comprendre que la lune étoit un globe opaque et massif