«o* abrégé d’astronomie, dit. IV.métré même du disque lunaire. Pour le prouver, nous nou»contenterons d'observer que GBH est la circonférence du cercl»terminateur de la lumière et de l'ombre, ou du «ercle quisépare l'hémisphere éclairé de l'hémisphere obscur de la lune :ce demi-cercle est vu de côté, sous une inclinaison qui est 1 ©complément de l'angle d’élongation : c’étoit l’angle AC T( fig. 65). Or un cercle vu obliquement paroît toujours sous laforme d’une ellipse ^ 6737 ; donc GBH, étant une circonférenceVu» obliquement, doit paroitre le contour d’une ellipse.
Je dis encore que son grand axe est le diamètre même GH duidisque lunaire ; car tous les grands cercles d’un globe se cou-pent en deux parties égales; ainsi le cercle visible GNH et lacercle terminateur GBH sur le globe de la lune se coupent endeux parties égales et en deux points diamétralement opposés;donc le diamètre GCH est la commune section de ces deuxcercles. C’est pourquoi les cornes G et H du croissant sont tou-jours éloignées entre elles d’un demi-cercle, et l'on peut entout teins mesurer le diamètre de la lune en mesurant la dis-tance des cornes.
553. On voit distinctement après la nouvelle lune que lecroissant qui en fait la partie la plus lumineuse est accompa-gné d’une lumière foible répandue sur le reste du disque, et quinous fait entrevoir toute la rondeur de la lune ; c’est la. lumière«endrée.
La terre réfléchit la lumière du soleil vers la lune , comme lalune la réfléchit vers la terre : quand la lune est en conjonctionpour nous avec le soleil, la terre est pour elle en opposition ;c’est proprement pleine terre pour l'observateur qui seroitplacé dans la lune, comme dit Hévélius; et la clarré que laterre y répand est telle, que la lune en est illuminée beaucoupplus que nous le sommes par un beau clair de lune qui nous faitappercevoir tous les objets. La lune étant bien plus petite quela terre, la lumière que la terre y répand doit être bien plu»grande que celle qu elle en reçoit: il n'est donc pas étonnantque la lune puisse la réfléchir jusqu’à nous, et que cette lu-mière nous fasse voir la lune. Nous l’appercevrions tout enétiere lorsqu’elle est en conjonction, si le soleil que nous voyonsen même tems n’absorboit entièrement cette lueur terrestreréfléchie sur le globe lunaire, et n’empêchoit alors de voir lalune; mais quand le soleil est couché et le crépuscule presquefini, nous apperceyons très distinctement la rondeur entier®de in lune.