De la Figure de la Terre. zqj
'Métrologie , les rapports des mesures étrangères avec la nôtred’après les matériaux que j’avois rassemblés de foutes'parts.
802. Le premier triangle formé par Picard sur la base deVillejuivc se terminoit au clocher de Rrie-cointe-Robcrt ; lesecond avoit pour base la distance de Yillejuive à Brie-cointe-Robert, et se terminoit à la tour de Monllhéry ; ce secondtriangle lui fit trouver la distance de Rrie à Montlhéry i3i2i -jtoises. En continuant ainsi de triangle en triangle, 011 est par-venu jusqu’au clocher de Notre-Dame d’Amiens, qui est plusseptentrional que la façade méridionale de l’observatoire de6o3ç)0 toises, mais dont la latitude est aussi plus avancée d»i° 3 ' f 1 -, ce qui donne pour la longueur d’un degré juste 57063toises.
So 3 . La 25 " partie de ce degré est ce que l’on est convenuassez généralement d’appeler une lieue : la lieue est donc de2280 toises, eu sorte que la circonférence entière de la terreest de 9000 lieues , chacune de 2283 toises. Les lieues ma-rines sont de 20 au degré ou 2853 toises; ou les compte ainsisur la mer, pourque 3 minutes, qui sont trois mille marins d’An-gleterre et d’Italie, fassent une lieue marine de France , et queles navigateurs de tous les pays puissent s'entendre plus aisé-ment.
De la Figure de la Terre , et de son ylpplaiissement.
804. Le degré mesuré par Picard entre Paris et Amienssuffisoit pour connoltre la grandeur de la terre entière , en lasupposant sphérique ; mais si la terre n’est pas ronde et qu’ellesoit plus convexe dans une partie de sa circoniérence que dansl’autre , les 36 o° doivent être différens entre eux , et celui desenvirons de Paris ne sera plus la 36 o” partie de la circonférencede la terre : ce fut pour s’en assurer que l’académie des sciencesde Paris songea , en i 683 , à se procurer la mesure de plusieursdegrés sous différentes latitudes, afin de voir si ces degrés étoientégaux, comme ils dévoient l’être en supposant la terre sphé-rique.
8 0 5 . Je 11e sais pas à qui l’on dut la première conjecture quidonna naissance à toutes ces recherches ; je trouve seulementque Picard , dans sa Mesure de la terre , publiée en 1671 , pari»d’une conjecture qui avoit déjà été proposée dans l’assemblée ,que, supposé le mouvement de la terre , les poids devraient des-cendre avec moins de- force sous l’équateur que sous les pôles;