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Abrégé D'Astronomie / Par Jérôme Lalande, ...
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SGG XTin^Gé d’asthonomij, liv. XII. i

proque entre les planètes ( De Stella Mar Us , 1609 , Epitnme ]Astron. Cop. 1618, Hist. des math, par Monta cl a , 17.68 ,tome II , pages 2i5, 5 37, 538 ). Dans la préface de sa Physiquecéleste Kepler dit que si la lune et la terre n’étoient pas enmouvement, elles s approcheroient l’une de l’autre , et se réu-niroient à leur centre de gravité commun. Il dit ailleurs quel’action du soleil produit les inégalités de la lune ; que l’actionde la lune produit le flux et reflux de la mer; que le soleil at-tire les planètes , et en est attiré.

992. Et comment ne pas tirer eette conséquence des phé- inojnenes que l’on observoit ? La pesanteur des corps terrestress’étend sur le sommet des montagnes , elle s’étend jusqu’au plushaut des airs , d’où la grêle tombe avec violence aussitôt qu elleest formée; il étoit clone évident que cette pesanteur devoit •s'étendre plus loin» que la terre et au-delà des nuages quil’environnent. La lune n’est pas fort éloignée de la terre, dut ;dire Képler ; elle tourne autour de la terre, elle y présentetoujours le même côté : n’y auroit-il point vers la lune un restede cette pesanteur qui ramene tout à la terre ? Les corps quitournent en rond s’échappent bientôt par la tangente, s’ils nesont retenus (4~9) : l a lune devroit s’échapper de son cercle(comme une goutte d’eau s’échappe de dessus une meule) si Jla terre 11’avoit assez de force pour l’en empêcher. Ce mêmè ;raisonnement fit trouver ensuite à Newton quelle étoit la loi Ide cette pesanteur (997). .

990. Képler ayant une fois conçu que la lune étoit attirée jpar la terre , et considérant que chaque pfanete atliroit aussi I(990), devoit en conclure que, la lune attiroit aussi la terre; >mais en considérant les eaux de la mer qui se soulèvent tous ^les jours quand la lune grasse au méridien , il ne douta plus quece nefùf là un effet de 1 attraction lunaire. AussiKépler s’expri-moit sur la gravité d’une façon bien remarquable pour ce teins-là. Il voyoit toutes les planètes assujetties au soleil, et la lune àla terre, comme les corps terrestres; il sentoit que l’attractionétoit générale entre tous les corps de l’univers ; que deux pierresseréuniroientpar leur attraction mutuelle si elles étoient hors dela sphere d’activité de la terre; que les eaux de la mer s’élève-raient vers la lune si la terre ne les attiroit 1 1

laquelle elle décrit

tomberoit vers la terre sans la force avec

ton orbite.

La comparaison entre les attractions célestes et celle de l’ai-mant paroissoit d’autant plus naturelle à Képler, que Gilbert,