568 A r. r û g é n’i sth nsOMir,, uv. XIÎ. ;
qqb. On voit encore l'attraction mutuelle de tous les corpa Jcélestes indiquée d’une- maniéré positive dans un livre de Ilooke I( 764)- « J’expliquerai, clit-il, un système du monde qui différé«< à plusieurs égards de tous les autres, mais qui s'accorde par-« faitement avec les réglés ordinaires de la mécanique ; il est« fondé sur ces trois suppositions; i°. que tous les corps cé-« lestes, sans en excepter aucun, ont une attraction ou gra-« vitation vers leur propre centre, par laquelle non seulement« ils attirent leurs propi es pai ties et les empêchent de s’écarter, ;« comme nous le voyons sur la terre , mais attirent encore les ;« autres corps célestes qui sont dans la spliere de leur activité. ;«< i°. que tous les corps qui ont reçu un mouvement simple et j« direct continuent à se mouvoir en ligne droite jusqu'à ce •k que par quelque autre force elfective ils en soient détournés« et forcés à décrire un cercle, une ellipse, ou quelque autre« combe composée ; 3 °. que les forces attractives sont d’autant« plus puissantes dans leurs opérations que le corps sur lequel« elles agissent est plus près de leur centre. Pour ce qui est de ,« la proportion suivant laquelle ces forces diminuent à mesure i« que la distance augmente , j’avoue que je ne l'ai pas encore« vérifiée.... Je donne cette ouverture à ceux qui ont assez de« loisir et de connoissances ». Cette loi qu’il proposoit de trouver (fut précisément celle que chercha Newton: aussi voyons-nous ;qu’il cite Ilooke au commencement de son livre de Muudi jSystcmattî (Newtoni opuscula , ie 44 )- :
Il ne manquoit donc plus à l’attraction qu'un géomètre qui jdécouvrit la loi suivant laquelle elle décroît : l’ythagoi e l’avoit en- jttevue. comme l’observe Gregoi v dans la préface de ses Eléincnsd’astronomie; mais elle étoit oubliée ; il falloit la découvrir de Inouveau et sur-tout la démontrer; et Newton éioit plus quepersonne en état de le faire : s’il n’eût pas trouvé cette loi, jecrois que d autres géomètres l’auroient bientôt apperçue ( 1 ;
les choses étoient trop avancées pour qu’on put l’ignorer pluslong-tems. Je vais tracer l'histoire de cette découverte , en tra-duisant un passage de Pemberton , contemporain et ami deNewton, dans ses Elémens de la philosophie iieut.onienne.
CjÇ)J. « Les premières idées qui donnèrent naissance au livre« des principes de Newton lui vinrent: en j 666 , lotsqu’il eut i« quitté Cambridge à l’occasion de la peste, il se promeut ht seul» dans un jardin, méditant sur la pesanteur et sur ses pro-
( 1 ) Il paraît m^me que Hooke, Hallev et W’ren t la trouvèrent vers le mt'm*ttœs. JS eyylon , scuolic du la prop. 4 du 1 livre ).
« prittés ;