583 abhïGï d’astrohomie, liv. XII.
«les attractions qui produit une inégalité ou une différence demouvement : la lune n’est troublée dans son mouvemententour de la terre que parcequ’elle est attirée par le soleil unpeu plus on un peu moins que la terre ; la mer n’est agitéedeux lois le jour par la lune que parceque lu lune attire leseaux plus qu’elle n’attire la terre (1082).
îo/p. Quand on veut calculer les troubles qu’une attractionétrangère apporte au mouvement «l’une planete dans son orbiteautour «lu soleil, il faut savoir combien elle agit sur le sole;! etsur la planete troublée ; c’est la différence «les deux actions «[uiest la force perturbatrice ; c’est cette différence dont 011 calculeles effets.
Cette considération étant bien méditée fera sentir que lapesanteur de la lune sur la terre, c’est-à-dire la force centralequi retient la lune dans son orbite, est diminuée dans les deux,syzygies, soit quand la lune est en conjonction, soit quand elle esten opposition ; c'est une chose que les adversaires de l'attractionn’ont jamais comprise, et qui cependant influe beaucoup dansl'explication des phénomènes. Il en est de la lune comme deseaux de la mer , qui s’élèvent, soit quand la lune est au zénit, soitquand elle est au nadir (1082). Le soleil agit sur la lune enconjonction, parcequ’elle est plus près du soleil que n’esî laterre de ; elle est donc plus attirée que la terre de ^ de laforce du soleil sur la terre (car la différence des carrés estdouble de celle des racines quand elle est très petite); sapesanteur vers la terre est donc affaiblie de 7^. Quand la luneest pleine, ou en opposition , elle est attirée, il est vrai, du mêmecôté, soit par le soleil, soit par la terre ; mais il ne s’ensuit pas quesa pesanteur soit augmentée : en effet, si dans ce cas la lune et laterre étoient attirées par le soleil précisément avec la mêmeforce , il n’en résulterait aucun changement dans la pe-santeur de la lune vers la terre, ni .dans son mouvemenrautour de la terre, quoique la lune fût toujours attirée dumême côté par cette somme de deux forces ; mais la terre estplus attirée «jue la lune de — ; donc la terre se dérobe à la lunepour ainsi dire, et tend à la fuir autant que la lune tendoit às’éloigner de la terre quand elle étoit du côté «lu soleil : leurliaison, leur union mutuelle, Leur tendance réciproque, leursvmpathie, leur attraction, est autant diminuée quand le soleildétache la tc^re de la lune que quand il détache la lune de laterre ; donc, en opposition comme en conjonction, la pesanteurest diminuée, et la lune tend a s'éloigner de la terre.