Inégalités par' attraction. 5g5
qu’en A, où il cesse de l’augmenter ; mais c'est: en A que cettevitesse s’est trouvée la plus grande, puisqu’elle n’a pas cesséd’être accélérée jusques la. Depuis ce point A, le soleil, retirantvers T, tend à diminuer la vitesse ; mais l'excès de la vitesse ac-quise sur la vitesse inovenue dure jusques dans l’octant P, 4-5°après la conjonction , où la vitesse vraie est égale à la moyenne;c’est pourquoi l’équation de la variation est additive et la plusgrande qu elle puisse être à 4 $° de la conjonction , où la vitesseest la plus forte (voy. la note précédente). Au reste ceci n’estqu'un apperçu incomplet; il faudrait y appliquai 1 le calcul pouravoir égard à tout.
io55. L'équation annuelle de la lune, qui va jusqu’ù ii ?(5y5), vient de ce que le soleil quand il est périgée agit plus surla lune que quand il est apogée ; et comme son effet le plusconsidérable pendant une révolution entière de la lune estde diminuer îa force centrale de la lune vers la terre, cetteforce est le plus diminuée quand le soleil est périgée; alorsle diamètre de l’orbite lunaire devient plus grand , car la luneétant moins attirée vers la terre s’en éloigne nécessairement ;son orbite devenue plus grande rend la durée de la révolutionplus longue ; car les carrés des teins des révolutions sont tou-jours comme les cubes des diamètres des orbites : le mouvementde la lune est donc ralenti dans le périgée du soleil, et l’équa-tion commence alors à être soustractive, par la raison expli-
3 née dans la note précédente. Tout cela recommence au bout’un an quand le soleil revient au même point.
Du Mouvement des ylpsides.
io56. L’observation prouve que les aphélies de toutes les pla-nètes ont un petit mouvement selon l’ordre dos signes (5>4);l’apogée de la lune a un mouvement très rapide (5yi ) ; cesmouvemens sont une suite de l'attraction. Chaque pianote dé-crirait naturellement une ellipse si elle n’étoit attirée que parle corps autour duquel elle tourne; mais elle est continuelle-ment détournée de cette orbite par les attractions des autresplanètes , en sorte que sa trace n’est jamais véritablement uneellipse : cependant les astronomes supposent, pour simplifier lescalculs, qu'une planefe reste toujours sur une ellipse , mais qu©cette ell'pse est mobile.
1057 . Soit S le foyer (f/g. 128 ), et A l’aphélie d’une pla-nète, dont l’orbite est A All’O ; et supposons que la plancteaitété de A en B dans une ellipse immobile ABP avec la force ce**