3<>G a n n r g d'astronomij, lit. XIÎ.
traie du soleil S. Si l’attraction dune autre planeteF, qui tendà l'éloigner du soleil , la fait parvenir en un point C et à unedistance SC du soleil, on pourra supposer que ce point estplacé dans une autre ellipse CDE égale à l’orbite ABF, dontl’apside , au lieu d’être encore en A , soit parvenue en C; l’onajuste, pour ainsi dire, sur le point C, où est arrivéela planète,JVllipse AI>P dont la planete est véritablement sortie; et enfaisant mouvoir cette ellipse on réduit le calcul du vrai mouve-ment de la planete à la simplicité du calcul elliptique. Toutesles fois que la planete s’éloigne du foyer S, ou que la force cen-trale est diminuée, on est obligé: de concevoir un mouvementprogressif dans son apside pour satisfaire à celte diminution;c’est ce qui a lieu dans le svsîême planétaire.
io53. 11 y a deux autres causes qui peuvent produire unmouvement: dans les apsides. La première a lieu pour la luneet pour les satellites, c’est la ligure applatie de la planete prin-cipale , dont 1.nier a donné le calcul (JWtin. de Rerlin irG3, etJiailly dans les Mémoires de Paris de la même année). La se-conde est la petite résistance qu’on pourrroit imaginer dans lamatière éthérée où les planètes se meuvent ; cette résistance,j.i elle avoit lieu , pourvoit changer la grandeur, la figure etla situation des orbites après un certain nombre de révolutions(d Alembcrt, Recherches sur le système du inonde, t. //); onpeut consulter aussi les Recherches de llossut, qui remportale prix de 1 académie en 1-62 sur cette matière , et celles d’Al-bert F.nlcr qui eut Yacccssit ; elles sont dans le YI1T volume despièces de prix. i\iais l’examen des plus anciennes observationsne nous fait apperrevoir dans les orbites aucun changementqui ptfsse indiquer la résistance de la matière éthérée; le mou-vement des apsides qu’on y remarque est produit par l’attractionmutuelle des planètes; car on trouve que la résistance du fluideproduirait un mouvement de l’aphclie beaucoup moins sensi-ble que le changement de durée dans la révolution : or celui-cin’apaslieu; donclc mouvement observé dans les apsides nevientpas de la résistance, ou du moins cette partie est insensible.
ro5q. Ainsi rien ne prouve jusqu’ici la résistance de la ma-lien' éthérée; et si les corps célestes ne sont pas dans un vider.hsolu , ils sont au moins dans une matière dont l’effet est in-sensible et qui est pour nous comme le vide; cela seul suffi-rait pour dissiper le système des tourbillons et du plein deJ-escarres, que nous avons déjà réfuté parles preuves de l'at-traction ( 299 ).