Flux et Pieflux de la Mer. 4°7
soleil et la lime sont capables de produire séparément ; mai»dans les quadratures les axes de ces deux sphéroïdes sont àangles droits,'et le grand axe du sphéroïde solahe augmente lepetit axe du sphéioïde lunaire. Ainsi les marées des syzygiessont la somme des effets du soleil et do la lune, tandis que lesmarées des quadratures en sont la différence. Les hauteurs desmarées peuvent donc nous faire connoître le rapport des forcesdu soleil et de la lune. Bernoulli, supposant qu’à Saint-Alalo lamer varioit de 5 o pieds dans les marées moyennes des syzygieset de i 5 pieds dans celles des quadratures, en conclut que larapport des deux forces dn soleil et de la lune est celui demais après avoir examiné diverses observations, sur-tout les inter-valles des marées dont nous allons parler fiopi) , il eu conclutque la force de la lune est 2'- fois colle du soîeildaus les moyennesdistances : j’ai trouvé a et 7 dixièmes Enfin le citoyen la Placetrouve que la force de la lune est triple de celle du soleil-
1090. Quand la lune est apogée, sa force diminue comme lacube de sa distance augmente ( io 5 o) ; en sorte que si la forcemoyenne de la lune estât, lapins grande force dans le périgéesera 5 , et la plus petite a seulement clans 1 apogée. En eliet,les cubes des parallaxes extrêmes, ou de 53 r 46" , et do 61 1a 6 " sont à-peu-près comme 2 est à 5 . Cette augmentationdes marées dans le périgée de la lune est parfaitement d’ac-cord avec les phénomènes ; car je trouve qu’à Brest où lesmarées moyennes des syzygies sont de 18 pieds 5 pouces , dontjjjpi.d. p 0ur p e fp cl dy | a l uue t ce i; effet varie de 5 pieds del’apogée au périgée delà lune, d’après les observations.
Les cubes des distances du soleil à la terre en hiver et en étésont entre eux comme 1 est à 1 , 106; la force du soleil estdonc plus grande en hiver d un dixième :etsi sur 18p. de maréequ’il y a à Brest quand la lune est périgée , il y en a 5 pourl’action du soleil, il doit y avoir en hiver 6 pouces d’élévationà Brest de plus qu’en été par le seul eflet des distances dusoleil à la terre ; cette quantité est trop peu sensible pour qu’oupuisse la reconnoître parfaitement par les observations.
1091. Jusqu ici nous n’avons parlé des marées que pour lecas des syzygies ou des quadratures -, examinons ce qui se passedans les teins intermédiaires. Quand la lune et le soleil sont àquelque distance l’un de 1 autre , chacun produit une élévationdifférente dans un lieu donné , et la somme de ccs deux éléva-tions est la hauteur de la marée qu’il s’agit de déterminer. Laforce de la lune étant deux ou trois fois plus grande que celU
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