io HISTOIRE
» toute inutilité pour prouver la possibilité du Canal, attendu» que le cours de ces deux rivières la prouvait naturellement,» sans avoir recours , pour s’en convaincre , à une rigole fac-» tice : de même du coté de Toulouse , la rivière de Lers se» jetant dans la Garonne , la question de savoir si Naurouse» était plus élevé que les rivières de Lers et Fresquel, se trou-» vait résolue. Ces raisons, que je déduisis plus au long dans un» mémoire détaillé que je remis aux commissaires, et aux-» quelles ils ne purent répondre, furent présentées à M. de» Colbert par M. de Riquet. Il fut en conséquence ordonné à» M. le chevalier de Clerville , commissaire général des fortifi-» cations de France , de dresser un devis des ouvrages à faire» pour un Canal communiquant de l’Océan à la Méditerranée» dans la province de Languedoc .
» Au commencement de l’année i665 , M. le chevalier de» Clerville s’occupa du devis dont il était chargé. Il visita la» montagne Noire pour s’assurer des sources d’eau qu’il était» nécessaire de rassembler, et de conduire jusqu’à Naurouse» pour alimenter le Canal. Il parcourut ensuite les points par» où. devait passer le Canal de communication depuis Naurouse» jusqu’à Toulouse d’un côté , et jusqu’à Narbonne de l’autre.» Je l’accompagnai dans tous les endroits où j’avais désigné la» route que ce Canal devait tenir suivant mon projet. Il parut» si satisfait de mon idée , qu’il m’en demanda copie, et m’en-» gagea à m’occuper du devis ( 1 ), pour savoir à-peu-près la» somme à laquelle devait monter ce grand ouvrage.
(i) Voyez aux notes et pièces justificatives, note ni, ce devis dont celui de M.deClerville ne diffère que par quelques phrases et quelques expressions qu’il avaitchangées, comme cela se pratique en pareil cas. Dans un manuscrit de la Biblio-thèque nationale, qui porte en tête : Inventaire des titres concernant le Canal deLanguedoc, on lit, page première, le passage suivant : Après <puoi le Roi donna