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vingt-quatre heures : les rivières dont le cours est le plus lent,sont animées d’une vitesse triple et même quadruple.
Ce fut à ce courant, considéré comme charriant les sablessoulevés par les tempêtes , que Montanari attribua la formationd’une barre, à la droite des graux qui reçoivent des rivières:il jugea que le courant des rivières, en se combinant avec lecourant littoral, entretenait du côté droit une stagnation favo-rable aux dépôts. Il aurait pu expliquer aussi la position desbancs de sable, par rapport aux graux de la seconde espèce , enfaisant attention, qu’en avant de chaque port ou lagune , il sedétachait du courant littoral, un courant particulier, soumisà deux impulsions , qui entrait élans le port ou dans la lagune,du côté opposé à celui d’où viennent les eaux.
On conçoit, d’après ces principes, qu’une rivière peut avoirdeux bancs à son embouchure, l’un du côté elroit, et l’autre ducôté gauche : cela doit arriver, si cette rivière est assez faiblependant un certain temps , pour permettre aux eaux de la merd’entrer en abondance dans la partie inférieure de son lit, etassez forte, pour les en chasser à une autre époque. L’effet d’unouvrage avancé dans la mer, n’est pas plus difficile à prévoir; onsent que les alluvions se déposeront d’abord à la gauche , etensuite à la droite de cet ouvrage.
Montanari étendit à toutes les côtes de la Méditerranée , sathéorie des ensablemens des ports et des graux. 11 adopta l’opi-nion émise avant lui, et maintenant générale , que le courantlittoral sort de l’Océan atlantique par le détroit de Gibraltar, ety retourne par le même détroit, après avoir longé successive-ment l’Afrique, l’Asie et l’Europe . On cite à l’appui de cetteopinion , les courans contraires observés au passage des Darda-nelles, et les contre-courans du canal de Constantinople . Dansle golfe de Lion , comme dans celui de Venise , il y a un