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Tome I.
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HISTOIRE

V

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courant de gauclie à droite : les débris des vaisseaux qui fontnaufrage aux bouclies du Rliône, sont constamment dirigés versl’ouest; et les marins savent, par expérience, qu’il faut moinsde temps pour aller de Marseille à la côte opposée, que pourvenir de cette côte à Marseille .

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Fort de Set le.

C’est vainement que l’on chercherait au bord de la Méditer-ranée, les anciens ports du Bas-Languedoc , dont les noms ontété consignés dans l’histoire : les atterrissemens successifs ontprivé la navigation de ces abris; il ne lui reste maintenantqu’un petit nombre d’asyles, aux environs de Sette ou d’Agde ,de Narbonne ou de Leucate , dont nous nous occuperons suc-cessivement.

Le canton de Sette possède un port, qui fut établi vers lafin du dix-septième siècle, pour servir de débouché au Canaldu Midi . A la droite de ce port est un petit golfe , qui a parupropre à la formation d’une rade ; et plus à l’ouest, est unendroit appelé port Lcinau, où l’on a projeté de construire unlazaret. Les autres points de ce canton ne comportent pas d’éta-blissement relatif à la marine.

Le port de Sette, dont la superficie est d’environ 227g ares,est formé par un môle qui s’avance dans la mer de l’ouestà l’est, sur une étendue de 624 mètres. Il est entouré detrois jetées, dont deux se rattachent au rivage : la première ,longue de 585 mètres, est en face du môle, et s’étend du sud-ouest au nord-est : la seconde, dite de Frontignan , a pouraxe une ligne menée du nord au sud , transversalement à la