Le curage clu port de Sette est fait avec des pontons, dont lescuillers versent les dépôts dans des barques appelées trébuchets:l’intérieur de ces trébuchets forme une caisse de la capacité dehuit mètres cubes deux tiers, dont le remplissage était payéanciennement aux ouvriers, à raison de 3 francs par mesure ,pour ce qui était enlevé dans le port, et de 6 francs , pour ceque l’on retirait du Canal.
D’après le procès-verbal des séances des Etats de Languedoc,les dépôts détruits dans le port de Sette, formèrent, en 1780, untotal de 5 16g mesures, et ceux enlevés dans le Canal, un totalde 268 mesures; ce qui occasionna une dépense de 17215 fr.,auxquels ajoutant i 5 j 5 o, pour le radoub et l’entretien despontons, il en résulte une somme de 32 g 65 francs. Les pontons,trébuchets et autres barques appartenoient à la province.
Quels sont donc les meilleurs moyens et les moins dispen-dieux d’entretenir le port de Sette?. Cette question, dont
l’énoncé général comprend tous les ports qui s’ensablent, fut lesujet d’un prix proposé en 17 84 et 86, au nom des Etats de Lan-guedoc , par la société des sciences de Montpellier .
Mercadier, dont le mémoire fut couronné, persuadé que lesprincipales alluvions du port arrivent par la bouche de l’est,et que la passe doit sa conservation aux mouvemens dirigés del’étang à la mer , avait conçu l’idée de fermer la bouche del’est, et d’établir , à travers le port, un courant continuel,afin d’en tenir sans cesse éloignées les eaux de la mer et lessables. Les ressources locales, nécessaires à l’exécution de sonidée , ne lui manquaient pas : il pouvait aisément fermer labouche de l’est, en prolongeant la jetée isolée jusqu’à cellede Frontignan ; et quant au courant dont il avait besoin,il était le maître d’en dériver un de la rivière d’Hérault . Laseule difficulté était de savoir quel devait être le débit de ce
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