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Tome I.
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HISTOIRE

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courant, car 011 voyait sans peine par où il convenait cle fairepasser les eaux : l’auteur les aurait conduites de l’Hérault àl’extrémité occidentale de l’étang deTh.au, par le Canal du Midi ;de-là jusqu’à la naissance du Canal de Sette, entre les deux jetées,que l’on veut établir dans l’étang pour assurer la navigation;ensuite au pont de Sette, où il les aurait répandues de touscôtés par un grand nombre de bouches. Il espérait que de cetlemanière 3 les eaux ji 1 auraientpas la force de traverser le -port,maisqu elles le gonfleraient doucement, et produiraient à son entréeun courant qui e?i occuperait toute Vétendue. Le débit cherchépar Mercadier, fut calculé d’après le volume d’eau que le port,s’il était séparé du Canal, recevrait pendant le flux. Ce volume,équivalent au produit de 227925 mètres carrés par 974 milli-mètres , serait de 222000 mètres cubes en six heures, ou de10 mètres 28 centièmes par seconde : ainsi un courant quifournirait par seconde onze mètres cubes d’eau , serait assezfort pour repousser la mer; et l’on voit en même temps que savitesse, au sortir de la bouche, ne serait pas assez considérablepour causer une barre à la droite. Tel fut le projet de Merca-dier : il n’aurait exigé, pour être mis à exécution , qu’un contre-canal , destiné à porter les eaux de l’Hérault sous l’écluse duBagnas, un élargissement du Canal du Midi , depuis ce point,jusqu’à l’étang de Thau, enfin une écluse et une jetée de16000 mètres cubes. Nous ne comptons pas les jetées à fairedans l’étang de Thau, parce que le commerce les réclame impé-rieusement pour un autre objet.

Nous avons eu connaissance d’un mémoire manuscrit, oùl’on combat le projet de Mercadier sur la rectificaion du port deSette, en réfutant les moj'ens, chacun en particulier, sans néan-moins les considérer dans leur ensemble. Parmi les objectionsqu’on y trouve, celle qui nous a paru la plus pressante, consiste