HISTOIRE
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busquées sur le Canal de la Peyrade , à sa rencontre aveccelui de Sette. Les frais de cette entreprise se monteraient à1,240,000 fr., tandis que le projet de Mercadier n’en exige-rait pas 200,000.
La comjiaraison des deux projets, sous le rapport de l’entre-tien , paraît encore à l’avantage de celui de Mercadier. UnCanal creusé dans une plage sablonneuse, sur de grandes dimen-sions , qui 11’aurait pas de pente, et ne charrierait que des eauxtroubles , poussées par une force aussi variable que le vent, nemanquerait pas d’être sujet à des comblemens considérables ,qu’il serait très-coûteux d’enlever.
Si l’on considère ensuite les deux projets, relativement auport, on voit que le dernier ferait disparaître les difficultés dela passe. Lorsque les marins sont prêts à entrer dans le port, etque la vue de la jetée parallèle au môle, les intimide, ils ralen-tissent la manoeuvre; alors il peut arriver que le ressac desvagues contre la jetée parallèle et contre la jetée isolée, soit assezfort pour dérouter leur bâtiment et le pousser sur le môle. Leprojet de Mercadier n’empêcherait point les funestes effets dece ressac; mais malgré ce défaut, il conserverait sur l’autre uneimmense supériorité , s’il était plus propre à garantir le port desalluvions marines : c’est un point que nous n’oserions décider.
La rade de Sette, dont on a proposé l’établissement, seraitformée par le môle du port, et par un autre môle parallèleau premier , qui s’étendrait sur une longueur de plus de780 mètres. Il y aurait entre ces deux môles _, 780 mètresd’intervalle : l’espace qu’ils renfermeraient, ne serait ouvertqu’aux vents d’est ; et les sables du courant littoral y pas-seraient sans s’y arrêter - . Cette rade serait la ressource desnavires, qui n’auraient pu franchir la passe du port , ou setenir assez au large , pour en approcher. Malheureusement,