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Tome I.
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DU CANAL DU MIDI .

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et sa largeur cFenviron x 56 mètres. La passe des bâtimens, surune longueur de iç)5 mètres et une largeur de g 8 environ,n’avait alors que 66 décimèti'es de profondeur: des sables, recou-verts seulement de i3 décimètres d’eau (quantité moyenne),occupaient une étendue de 234 mètres,dans la direction du litde la rivière , et de 663 , dans le sens transversal.

Dans cette extrémité, les négocians d’Agde , considérant quepar délibération des Etats , du i3 décembre 1781 , la commis-sion des travaux publics se trouvait chargée de faire au grau lesouvrages nécessaires pour l’entretien du chenal, demandèrentquatre pontons, afin qu’il fût procédé , sans délai , à l’enlève-ment de la barre. Ils ne purent les obtenir, parce que ces ponc-ions étaient tous employés au curage du port de Sette : mais lacommission leur offrit le fonds de 1 2000 liv. que lesEtats avaientdéterminé devoir être mis à la disposition de la ville d’Agde ,si elle présentait quelqu’autre moyen de rétablir la passe del’Hérault . Il parut alors, presqu’en même temps, divers projetsqui tendaient tous à la prolongation du chenal par des jetéescontinues, ou des jetées isolées , les unes et les autres plus oumoins étendues, et ayant des directions diverses.

Nous ne citerons un de ces projets, celui des jetées à caissesisolées , que pour en tirer occasion d’énoncer un principeconfirmé par un fait, qui méritent d’être rappelés ici. L’appli-cation qu’on avait prétendu faire, de l’action d’une rivièreautour des piles d’un pont, tendait à compromettre l’existencedes caisses isolées , sans produire une augmentation de fond;car, dans ce cas, le fluide agit près de l’obstacle, et non dansl’intervalle de deux obstacles voisins. En effet, lorsque le cou-rant d’une rivière rencontre un ouvrage d’art, tel qu’une pilede pont ou une jetée isolée, en se divisant à sa rencontre,l’eau contracte un mouvement qui tend à fouiller le pied de