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de l’est vers celle de l’ouest. Il proposait aussi d’applanir lesdunes, et de les couvrir d’une plantation de tamaris et de junsmaritimes, qui garantiraient les sables de l’action des vents; etenfin , de regarnir les fondations à travers lesquelles les sablespénètrent.
Mercadier , dans son Mémoire sur les ensablemens , tout enapprouvant les deux derniers articles du projet de Groignard ,fait plusieurs observations importantes sur la partie relative aucourant de Brescou . On sait que ce courant a sa direction del’est à l’ouest. L’auteur remarque , d’après cela, qu’en prolon-geant les jetées jusqu’au courant, il ne se formera plus, à lavérité, d’ensablemens à la gauche, ou à l’est des jetées; maisqu’on n’évitera pas pour cela ceux de la droite ; qu’au reste , lapasse demeurera libre du côté de l’est. Quant au prolongementsuccessif, Groignard s’appuyait sur ce que l’ensablement n’aug-mentait que de 195 centimètres par année. Mercadier réfutece principe , et fait voir au contraire, d’après l’expérience ,que l’ensablement est d’autant plus considérable , que les cons-tructions sont plus récentes ; d’où il conclut que les jetéesdoivent être faites de suite. Il pense aussi qu’il serait désavan-tageux de les prolonger au-delà du courant , et de les faired’inégale longueur, sur-tout si la plus longue était celle de l’est,ainsi que le proposait Groignard.
Quoi qu’il en soit, le projet de Groignard réunit alors tousles suffrages. Pour établir les jetées avec économie et célérité , ilproposa de les fonder dans de grandes caisses construites sur unterrein commode, et conduites après au-dessus de l’emplace-ment qui leur était destiné, pour être échouées, en les remplis-sant d’eau par k>, moyen de robinets.
La construction de la première caisse réussit parfaitement:mais le sol sur lequel on l’établit, formé de sables mobiles, céda