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Tome I.
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HISTOIRE

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bientôt ; il en résulta l’affaissement de la caisse qui , clans cetétat, ne put résister aux coups de mer, et fut brisée. Pourconserver ce qui restait cle la maçonnerie, on imagina de l’en-vironner d’une jetée à pierres perdues.

Depuis 1785, on a exécuté à l’embouchure de l’Hérault ,deux jetées d’environ 3 oo mètres , sur lesquelles on se proposed’élever , par la suite , des digues en pierres de taille, sur deuxmètres de hauteur et six de largeur. Elles convergent un peu,et sont dirigées vers le sud-sucl-ouest. La profondeur de la passe,qui n’était auparavant que de deux mètres tout au plus , setrouvait, en l’an 3 , de plus de quatre mètres ; mais on reprocheplusieurs défauts à ces jetées. D’abord , par leur direction versle sud-sud-ouest, elles présentent le flanc au vent de sud-est ,qui produit les tempêtes dans ces parages , et aux vagues, qui enen détachant des pierres , et les roulant jusques dans le lit dela rivière, en rétrécissent considérablement le chenal : il étaitréduit, en l’an ni , à 64 mètres à-peu-près. Cette directionempêche encore les vaisseaux d’entrer à la voile dans l’fléraultpar le vent du nord-est, qui souffle fréquemment. Les dimen-sions données aux jetées ne sont plus suffisantes : la tête de lajetée de l’est se trouvant actuellement dans un fond de près de11 mètres, les vagues agissent sur sa surface avec une violenceproportionnée à cette hauteur, la dégradent continuellement,et en transportent les pierres à 18 et 20 mètres dans l’em-bouchure.

Il aurait donc fallu que, loin de faire prendre à la jetée de l’estune courbure vers celle de l’ouest, on eût conservé à l’entréedu port la même largeur qu’au reste du chenal. Il aurait en outrefallu , qu’en étendant beaucoup plus la base de ces jetées, prin-cipalement de celle de l’est, on les eût mises à l’abri des dégra-dations que leur causent les vents du sud-est, en leur donnant