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L’état du grau de la Nouvelle dépend des vents du large , etdu courant qu’ils occasionnent. On savait, d’après de longueset fréquentes observations , que la profondeur du grau variaitde 26 à 32 décimètres. Après les constructions faites dans leCanal de Sainte-Lucie , ainsi appelé du nom d’une petite îlesituée entre l’étang de Bages et celui de Gruissan , les mouve-mens de la mer portèrent d’abord la profondeur à 62 déci-mètres ; et l’on attribua ce changement à la disposition desouvrages, dont les levées traversent l’intervalle de 2 534 mètresqui se trouve entre les hauteurs de l’île et le chenal, espacedans lequel les eaux se balançaient, sur une grande étendue, dela mer à l’étang et de l’étang à la mer. Ce balancement nedevant avoir lieu à l’avenir, que par le chenal dont la largeurmoyenne est d’environ 58 mètres et demi, on se flattait qu’ilentretiendrait le fond qu’on avait obtenu , en faisant l’effetd’une écluse de chasse ; mais la profondeur de l’entrée est rede-venue la même qu’auparavant.
Les effets des marées sont presque insensibles sur nos côtes ettrès-irréguliei’s. Le P. Pezénas trouva dans le port de Marseille ,que la hauteur des petites marées qu’on y éprouve, n’allaitqu’à i3 ou 14 centimètres. O 11 ne connaît à Agde , par exemple,d’autre marée, que l’affluence irrégulière de la mer dans larivière à certaines époques , sur-tout dans le printemps. L’élé-vation moyenne des eaux , dans ces circonstances , est depuis33 centimètres jusqu’à i3o.
On espérerait en vain sur les plages du midi, que l’élévationde l’eau, causée de temps en temps par le vent, creusât unfond, ou bien empêchât un atterrissement ; ces mouvemensondulatoires n’orit d’autre effet, que d’enlever quelques dépôts,sans toucher à l’inclinaison du fond primitif, qui se maintienten pente douce. On en voit la preuve sur les côtes du Zuiderzée ,