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Tome I.
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HISTOIRE

où les eaux enflées par le vent, s’élèvent quelquefois de 2 5 à26 décimètres au-dessus de la marée oi'dinaire , tandis qu’ellesne sont soulevées que de 11 à i 3 décimètres sur nos côtes. Leseaux du Zuiderzée peuvent bien corroder le rivage , qui n’estpoint garanti, et diminuer sa hauteur ; mais elles ne changentrien à son inclinaison.

Il n’en est pas ainsi de l’eau soumise au mouvement desmarées, qui a lieu dans toute la masse. Pour donner une idéede sa force, nous citerons le Nieuwe - Diep , port que lecélèbre Brunnings a procuré à son pays, par son intelligencesupérieure et sa grande habileté dans les travaux hydrau-liques.

Avant lui, le Nieuwe-Diep était un simple Canal fort étroit,resserré entre la terre ferme ( le Heldre) et un banc de sabled’une très-grande étendue, qui restait presqu’à sec pendant labasse-marée, et qui, durant la haute, se trouvait recouvertde 10 à 11 décimètres d’eau. Brunnings établit sur le bancde sable, et par conséquent en face de la terre ferme, une diguede fascines revêtue de pierres, qu’il conduisit parallèlement aubord du Heldre, et à 36 o pieds (rlieinland) de ce bord, surune longueur de 36 oo pieds ; ensuite il l’écarta de cette direc-tion sous un angle de 120 degrés, pour former une espèced’entonnoir à l’extrémité du Canal. Le courant du flux , quimaintenant s’introduit dans le Canal par cette embouchure, estcontenu entre la digue et le bord du Helder, jusqu’au momentdu reflux; forcé alors de s’échapper par où il est entré, il four-nit à un écoulement de 13440 à i 556 o pieds cubes (rlieinland)par seconde, sous une section de 160 pieds de base , 24 dehauteur moyenne, et une vitesse de 3 ÿ à 4 pieds par seconde ,lorsque le vent d’est, qui est le plus favorable de tous, a souillépendant quelque temps. C’est c à la force de ce courant, que le