HISTOIRE
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Le port de la Nouvelle avait paru acquérir quelque avantagepar les travaux de Sainte-Lucie ; mais bientôt après, commenous l’avons observé précédemment, le fond s’est exhaussé denouveau.
L’anse de laFranqui, dont la profondeur se trouve de 5 8 déci-mètres , et paraissant, à cause de sa position au nord du pro-montoire deLeucate, qui s’avance d’environ 2040 mètres dansla mer, le point le plus sûr de la côte , est exempte, à lavérité , des alluvions terrestres ; mais il n’en saurait être demême des alluvions marines. Cette anse est fermée à l’est parun banc soumarin, qui laisse une seule entrée près du cap deLeucate : il est certain que , tant que la digue d’atterrissementlie surmontera pas le niveau de la mer, les alluvions serontemployées à augmenter cette digue, et qu’il n’en résultera pasun changement notable dans l’état du port ; mais lorsque parles travaux de l’art, elle présentera un obstacle plus élevé, etqu’elle sera frappée obliquement par les vents du large , lecourant littoral, infléchi par cette action , glissera contre sasurface , s’introduira dans le port où il abandonnera ses sables ;ainsi l’anse de la Franqui n’offre point autant d’avantages qu’onl’avait cru d’abord.
La rade de Brescou est exposée aux alluvions terrestres ; maisc’est le seul point qui se trouve à l’abri des alluvions marines ;et on connaît les moyens d’arrêter les premières sur cetteimportante plage.
Une grande question, c’est de discuter avec soin, pour l’em-placement des ports de cette plage , l’effet des deux causes des-tructives des ports de laMéditerranés, les alluvions terrestres etles alluvions marines ; et, d’après la statistique des départemensméridionaux, et les mouvemens du commerce maritime , dedéterminer si un ou plusieurs ports sont sufhsans, et de faire