kj2 HISTOIRE
objets les plus essentiels , qui est l'économie de l’eau, il serait.aisé de voir que les pertuis des rivières eu consommentune bien plus grande quantité , que les sas. C’est néanmoinsde cette manière , qu’on a donné une hauteur de section suffi-sante à presque toutes les rivières, jugées propres pour la navi-gation ; et on y a été conduit par l’effet des digues dont on atraversé, depuis des siècles, pour le service des moulins, lescours d’eau naturels.
Ces digues , construites par économie et bâties en pierressèches, avec pieux, fascines, piquets et graviers, n’offrent quedes ouvrages précaires qui laissent perdre l’eau; elles éprouventen outre, à chaque débordement , des dégradations inévita-bles. Leur direction et leur emplacement ont été , pour laplupart, si mal déterminés, que le régime des rivières sur les-quelles on les avait établies, en a dû être sensiblement altéré.Ces circonstances, jointes à la difficulté et aux dangers d’unepareille navigation , qui contrastent d’une manière frappanteavec la sûreté et la régularité des navigations artificielles, a faittotalement négliger les cours d’eau, dont la nature, commenous l’avons dit ailleurs , a si bien ménagé les directions et lespentes.
Il est certain , néanmoins , qu’indépendamment des avan-tages qui résulteraient des soins donnés à l’entretien des rivières,il conviendrait, dans le système général de la navigation inté-rieure d’un état, de donner la priorité à la navigation fluviale,parce qu’elle seule peut marquer le point où doit commencerla navigation des canaux artificiels. La plupart des rivières,à raison de leur pente dans une très-grande partie de leurcours, n’ont point assez de hauteur de section pour être navi-gables ; et lors des grandes eaux , elles sont privées de cette