HISTOIRE
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libre passage ; au lieu que l'emploi des sas , en rétrécissantbeaucoup plus le lit de la rivière , pourrait occasionner desatterrissemens, qui gêneraient et interrompraient bientôt lanavigation.
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Ces portes sont, sans contredit, de l’espèce la plus conve-nable pour la navigation de la Lys; elles sont préférables auxpoutrelles , aux vannes , et même aux portes busquées ordi-naires. Pour le prouver, nous allons rapporter ce qui se passedans les retenues des écluses de la Cense à Witz et au fort; il seraaisé de faire le même raisonnement, pour toutes les autresécluses au-dessous.
La longueur du bassin compris entre les écluses précitées, estde 6000 mètres environ ; et la pente, d’une extrémité à l’autre ,est de igo centimètres : il s’ensuit qu’en soutenant les eaux àazj,5, aux écluses de la Cense à Witz (et l’on ne peut les soutenirplus hautes sans craindre les inondations), il ne doit s’en trouver,sur la partie inférieure du seuil de l’écluse du fort, que 55 cen-timètres , la surface du bassin supposée exactement de niveau,l’écluse du fort étant fermée.
Il est maintenant question d’ouvrir celte écluse, pour fairemonter au-dessus, ou descendre au-dessous , les bateaux, quiprennent jusqu’à i3 décimètres d’eau. Pour cela, on lève lestrois vannes de l’écluse de décharge , et on retire toutes lesplanchettes de la porte ; cette manoeuvre se fait dans l’espaced’un quart-d’heure. La porte dégarnie de ses planchettes , s’ou-vre immédiatement, et donne la liberté aux bateaux qui des-cendent la rivière, de filer avec le courant des eaux que soute-nait cette même écluse.
La manoêtivre très-prompte qui s’est opérée , n’ayant paspermis aux eaux de s’écouler entièrement, les bateaux d’avalprofitent de ce moment, pour monter au-dessus de l’écluse ,