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sur le seuil de laquelle il se trouve encore jusqu’à 16 décimètresd’eau.
Il serait impossible d’obtenir le même avantage avec uneporte busquée ordinaire, puisque pour l’ouvrir, il faut que leseaux soient, à peu de chose près, de niveau au-dessus commeau-dessous.
Les écluses à vannes, à poutrelles , et celles à planchettesétablies sur le cours de la Ly r s, opèrent la prompte évacuationdes eaux surabondantes en hiver ; ces ouvrages sont géné-ralement d’une belle exécution : on a cependant commis desfautes assez graves. On aurait dû construire des sas à la Censc,à Witz, et à Saint-Venant , comme on l’a fait à Merville , etaugmenter les débouchés ouverts latéralement pour l’écoule-ment des eaux qui causent presque toujours des inondations ,surchargent les digues, et les dégradent. Du défaut de sas, ilrésulte une dépense d’eau trop considérable en été , et, dans lesgrandes eaux, des difficultés pour remonter des bateaux contrele courant qui, étant très-rapide , cause encore des affouille-inens en aval des écluses.
On a opéré , sur cette meme rivière, des redressemens dontles effets n’ont pas été prévus. Des sinuosités considérables ontété réduites au quart de leur développement; et la vitesse deseaux, par l’accroissement de la pente, est devenue telle, que ceseaux n’ont pas conservé la hauteur nécessaire à la navigation.
A l’occasion de la navigation du Doubs , Bertrand, inspec-teur des ponts et chaussées, a proposé et fait construire à Graysur la Saône , une écluse rase et submersible dans les grandeseaux; elle est absolument sur les mêmes principes que les éclusesordinaires. La particularité la plus remarquable dans sa cons-truction , c’est que les éperons sont ouverts pour entretenir lenettoiement de la chambre des portes ; et ce moyen serait même