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Tome I.
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HISTOIRE

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insuffisant, si Ton ne tenait les portes ouvertes pendant lescrues. L’emploi des écluses rases devrait conduire à une cons-truction de portes, qui ne dépassât point le plan supérieur desmaçonneries des bajoyers.

Une écluse du même modèle, de 2g décimètres de chute , aété substituée au pertuis de Rabastens, afin d’assurer dans cettepartie de la rivière de Tarn le libre cours de sa navigation,interceptée depuis sept ans par l’entier délabrement du pertuis,que l’on y avait pratiqué : le Tarn , torrent intraitable qui s’é-lève à une très-grande hauteur dans les inondations, parvint,au mois de novembre 1766,4 onze mètres au-dessus de son étatordinaire.

Ici se présentent plusieurs difficultés, qu’il est essentiel derésoudre.

Peut-on adopter le système de navigation fluviale sur descours d’eau quelconques ?

Comment remédier, dans ce système, à l’inconvénient desgrandes eaux ?

D’après quels principes doit-on déterminer la direction desdigues et l’emplacement des écluses ?

Le système de navigation artificielle latérale n’offre-t-il pasde graves inconvéniens ?

J’observe, quant à la première question, qu’avec des barragescontinus , les rivières qui reçoivent des affiuens considérables ,ne sont point susceptibles d’être rendues navigables, puisqueles retenues seraient bientôt comblées par les dépôts, et que cesrécipiens principaux seraient absolument dans le même cas, oùse trouvait le Canal de Languedoc, avant qu’on eût détourné deson lit, et fait passer sous des aqueducs, les cours d’eau quil’ensablaient, en le traversant pour se rendre à leurs récipiens.D’après le procès - verbal de M. d’Aguesseau, intendant de