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Tome I.
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HISTOIRE

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détourné de sa direction par les atterrissemens qui se formentde ce côté, à l'embouchure d’un affluent, ou par la saillie dequelque obstacle naturel ou artificiel dans le lit de la rivière.

La direction du courant principal , aux anomalies près dontnous venons de parler, correspond constamment à l’intersectiondu plan de pente générale, et du plan de contre-pente. C’est àl’intersection de ces deux plans, que viennent aboutir les lignesde plus grande pente ; et comme les affluens et les récipienscoulent sur des plans inclinés dans le même sens , il s’ensuitque les affluens, ou les lignes de plus grande pente, forment unangle aigu avec la partie amont des récipiens, ou avec l’inter-section de ces plans.

Il résulte de ce que nous venons de dire, que les digues debarrage doivent suivre la direction des 'ignés de plus grandepente , et qu’au-dessous des affluens, on doit placer les éclusessur la rive qu’affecte le courant principal , lorsque ce courants’y est reporté, et que l’eau s’y meut librement et sans obstacle.L’établissement de ces écluses ne nuirait point du tout à l’exis-tence des moulins qui se trouvent sur ces rivières , puisqu’onpourrait les accoler aux écluses , comme on le pratique sur lescanaux de navigation.

Les principes que nous venons d’énoncer, n’ont lieu que lors-que les rivières cordent dans les montagnes, et ne sont pointparvenues à l’origine des digues; car, depuis celte origine jus-qu’à la mer, la direction du cours des rivières dépend de lamanière dont les obstacles naturels , tels que les vents et lesmarées, déterminent les attenissemens, en retenant les eaux

le lac Menzaleh. (Voyez les Mémoires publiés pendant les campagnes du généralBonaparte en Egypte , tome premier, page 188.) Je donnerai la démonstrationde ce principe dans mes Considérations générales sur la géographie physique,appliquées spécialement au dessin de la topographie.