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des rivières sur les basses plaines , avant de leur permettre dedéboucher dans la mer.
Dans une grande vallée, le système de navigation artificiellene peut remplacer le système de navigation naturelle, qu’enl’éloignant considérablement des bords des rivières, c’est-à-direjusqu’au-delà des limites des eaux dans les débordemens, consé-quemment, en dehox’sdes terrains d’alluvion et dans les partiessupérieures à ces terrains. Il résulte de cette disposition, que leCanal se trouve creusé dans un terrain consistant, moins sujetaux filtrations, et que les débouchés des aqueducs sont tenusau-dessus des plus fortes crues.
La navigation des cours d’eau naturels a été extrêmementnégligée, et 11e mérite cependant point de l’être. Mais afin detirer , sur-tout des grands cours d’eau, tous les avantages qu’ilspeuvent offrir, il conviendrait de les assujettir , pour leur res-tauration et leur entretien, à un système déterminé, et de fairedépendre leur administration , comme celle des canaux artifi-ciels , de la même intention et des mêmes vues , seul moyen deconcevoir et d’exécuter des projets durables.
Après avoir recherché les principes qui servent de base àl’établissement d’une navigation fluviale , nous allons suivre lecours de la Garonne jusqu’au point, où elle commence à êtrenavigable sans le secours de l’art : et nous exposerons les moyensqu’011 a proposés en dernier lieu, pour assurer la communica-tion des deux mers entre Toulouse et l’Océan.
La Garonne prend sa source dans les Pj'ïénées , entre leCanigou et le Mont-Perdu : son berceau est formé par le versantnord des Pyrénées occidentales et le versant ouest des Corbières qui se détachent du Canigou , s’étendent à l’ouest obliquementà la direction de la chaîne, et forment, comme nous l’avonsdéjà dit ailleurs, la séparation des eaux entre les deux mers.