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HISTOIRE
Les derniers troncs des Corbières se terminent vers l’Agout.
De ce point à la Dordogne , la Garonne s’appuie à l’extrémitédes appendices des montagnes de F Ardèche, ou du moins enreçoit les eaux ; ainsi une portion du périmètre du bassin dela Garonne s’étend du Mézin le long du Rlxône, jusqu’à la mon-tagne Noire, suit le faîte de cette montagne, passe sur les appen-dices des Corbières , remonte au Canigou , et couronne la cimedes Pyrénées occidentales.
Les versans , dont cette ligne est l’origine , dépendent enpartie de montagnes dont le sommet est couvert de neiges , et setrouvent presque tous sous des climats pluvieux ou sujets à desorages subits. Le volume des eaux qu’ils fournissent à la suite degrandes pluies, ou lors de la fonte des neiges des Pyrénées , estassez considérable , pour que la Garonne charrie des arbresentiers bien au-delà de Toulouse , malgré quelques barragescontinus qui existent dans la partie supérieure, et dont le plusconsidérable est la digue du Bazacle à Toulouse , qui traverse larivière perpendiculairement à sa direction. Cependant les bai’-rages continus , ne donnantque des débouchés de superficie, favo#risent singulièrement les dépôts, en même temps qu’ils désolentles propriétés riveraines par des inondations trop étendues.
La Garonne, depuis Toulouse jusqu’à la Réole , coule dansun lit très-large et très-plat, sur un fond de gravier assez pro-fond et parsemé de roches. Ses eaux , rejetées pendant les crues,tantôt à droite, tantôt à gauche, par les ouvrages de défensedes propriétaires riverains, auxquels on a laissé toute libertéjusqu’en 1775 , se sont, avec le temps, frayé une route au tra-vers de ces ouvrages : les rochers qu’elles ont mis à nu , lespiquets plus ou moins élevés qu’elles n’ont pu emporter, lesmoulins à nef établis au milieu du courant, présentent degrands obstacles à la navigation.