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HISTOIRE
d’une porte appartenant au corps d’écluses supérieur. La rete-nue de ce corps d’écluses restait à-peu-près à la même hauteurpendant la durée de chaque expérience , et le temps du débitse comptait sur une montre à secondes , du moment où l’onavait fini de mesurer l’abaissement de la première retenue , jus-qu’à celui où le niveau de cette même retenue s’élevait à lahauteur de l’entre-toise. Après avoir ainsi déterminé les dimen-sions du récipient et le temps de l’écoulement, on trouvait,par un calcul facile, le débit qu’on avait en vue.
Quelquefois , au lieu de recevoir les eaux dans une retenue,on les a versées dans le sas inférieur d’une écluse multiple, d’oùelles se répandaient dans le sas voisin , l’éperon de ce dernier ,au commencement de l’opération , étant surmonté d’eau, et saporte basse étant ouverte. On n’a fait usage de celte légère modi-fication , que dans les cas où il s’agissait du débit de meules oude parties d’empèlement.
Pin et Lespinasse ont appliqué cette méthode à divers empè-lemens et à diverses meules, sous différentes charges; le premierdans la division de Trèbes, et le second dans celle de Toulouse .Leurs résultats consignés dans les tableaux, qui se trouvent à lafin de ce chapitre sous les n 05 1 et 2 , s’accordent à prouver quele débit simultané de deux merdes ou de deux empèlemensvoisins, n’est pas égal au double du débit d’une seule meule, oud’un seul empèlement.
A la vue des tableaux qui renferment leurs expériences, onest d’abord frappé de la grande conformité qui se trouve entrela dépense effective des meules et leur dépense théorique; etcette remarque peut être énoncée de la manière suivante :lorsque Veau, sous une charge égale et constante , coule par destuyaux additionnels de trois mètres de longueur, et beaucoup