parties, dont la supérieure est un prisme dû à renfoncement desbateaux , et l’inférieure, un prisme dû à l’élévation des buses.La tranche intermédiaire est toujours surabondante pour lamanœuvre de la navigation.
Cette remarque a fait donner le nom d’éclusée à la massed’eau qui se trouve dans un sas , lorsque la tranche intermé-diaire est nulle, soit que le niveau superficiel de cette masses’élève, ou non, à l’arrase de l’entre-toise supérieure de la portequi s’oppose à l’écoulement.
Plusieurs dénominations ont été proposées à l’occasion desprismes extrêmes. M. Clausade, qui a fait le premier l’heu-reuse distinction de ces volumes, dans un mémoire écrit, il ya plus de douze ans, s’était servi, pour les désigner, des expres-sions suivantes : section cle tinint d’eau, et section de chute . Lesmêmes appellations avaient été employées par M. Ducros, dansun mémoire en date du 2 5 floréal an ix , sur la dépense desbateaux , et où cet inspecteur général a publié le premier ladistinction des différentes parties qui composent une éclusée ;mais M. Prony les désigne par des termes plus convenables.Dans son rapport du 21 prairial an ix , à l’assemblée des pontset chaussées sur le mémoire de M. Ducros , il appelle prismede flottaison , le volume relatif à l’enfoncement des bateaux ,parce que c’est en effet sur un pareil volume que les bateauxflottent ; et prisme de l'emplissage , le volume qui complètechaque éclusée.
Pour peu que l’on réfléchisse sur les deux élémens que nousvenons de distinguer, on s’appercevra de leur variabilité, pro-venant ou des différences de tirant d’eau des divers bateaux,qui traversent à la file les sas d’une écluse multiple, ou desinégalités qui se trouvent entre les sections horizontales etles buses des mêmes sas : mais on ne doit pas s’arrêter à cette