HISTOIRE
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considération. Lorsque plusieurs bateaux marcheront en convoi,on leur supposera le même tirant d’eau qu’on estimera sur lebateau qui enfonce le plus ; et cette hypothèse entraînera l’éga-lité de tous les prismes de flottaison. On choisira de même, parmiles prismes de remplissage , celui de la plus forte dimension,pour lui égaler tous les autres; avec d’autant plus de raison , que,dans la construction des écluses, l’égalité des sas est un des prin-cipes qui dirigent les ingénieurs.
On ne doit pas manquer d’observer que le volume d’eaudéplacé par chaque bateau, empêche que les prismes de flottai-son ne soient tous complets, tant que les bateaux séjournentdans les sas. L’effet de cette altération, qu’il est facile d’appré-'cier à priori, et dont M. Prony a tenu compte, est d’augmenter,la dépense de chaque bateau montant, d’un volume d’eau d’unpoids égal au sien, et de diminuer de la même quantité ladépense d’un bateau descendant.
Ce qu’il importe actuellement de remarquer , c’est l’état quel’on attribue aux sas, avant l’introduction du premier bateau.Les ingénieurs qui se sont occupés les premiers de la dépenserelative à la manoeuvre de la navigation , ont calculé , dansl’hypothèse tacite, qu’il y avait dans'tous les sas un prismede flottaison. MM. Clausade et Ducros ont supposé, au con-traire , que tous les sas des écluses multiples étaient tenus cons-tamment vides, à l’exception néanmoins du sas d’aval, où l’eause trouve nécessairement au niveau de celle de la retenue abou-tissante.
Les principes qui se déduisent des notions précédentes , etque nous allons exposer, doivent être, comme nous l’avonsdéjà dit, modifiés à chaque montée ou à chaque descente, parl’addition ou par la soustraction d’un volume d’eau, d’un poidségal à celui de chaque bateau passé.